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 Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]

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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]   Ven 29 Juil - 23:58

Encore une journée banale, encore une journée qui avait eut du mal à passer.
Au début des vacances Camille avait été plus qu'enthousiaste mais désormais ce n'était plus tellement le cas. Lorsque le vieux Tom était partit en lui laissant l'entière responsabilité de la librairie elle avait été enthousiaste mais désormais ce n'était plus tellement le cas. Bien des mois auparavant, la jeune femme était tombée sur une citation d'un auteur français : "Le temps passe. Et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface.". A ce moment là le temps passait, et ce qui s'effaçait c'était son enthousiasme. Mais quoi de plus normal ?
Au début des vacances Camille avait eut des projets plein la tête, des idées d'occupations... Mais finalement elle s'était rapidement retrouvée seule à New-York, la plupart de ses amis étant partis en vacances aux quatre coins du pays, voir même beaucoup plus loin. Elle avait reçu une carte postale de Joan qui était en Australie dans le cadre d'un échange culturel. Comment pouvait-elle encore trouver son quotidien passionnant après cela ? Heureusement pour elle et pour son moral, elle avait fait quelques rencontres depuis le début de ces congés estivaux. Un drôle d'aventure ayant débutée autour d'un taxi et beaucoup plus récemment, deux jours plus tôt pour être précis, elle avait même fait la connaissance de quelqu'un qui n'était pas vraiment un inconnu. Certes ce n'était pas grand chose, mais cela était tout de même suffisant pour ne pas trop sombrer dans la monotonie et patienter jusqu'à la rentrée et ses précipitations. A ce moment là enfin la jeune femme reprendrait un emploi du temps surchargé qui lui convenait parfaitement, mais en attendant elle devait prendre son mal en patience.
Ce soit là cela ferait une semaine que Tom serait parti en vacances en lui laissant les clés de la boutique. Cela ferait une semaine qu'elle se débrouillait toute seule avec l'ouverture, les clients, les livraisons et la fermeture. Finalement, elle s'en sortait mieux qu'elle ne l'aurait pensé et elle s'était prise au jeu de l'indépendance. Malgré cela, son vieux patron aux idées souvent farfelues lui manquait. Lorsqu'il était là elle se sentait moins seule. Logique.Lorsqu'il était là, elle avait au moins quelqu'un avec qui converser même si elle n'était pas une très grande bavarde. En son absence, elle était l'esclave des venues aléatoires des clients, et encore, ils n'étaient pas là pour discuter avec une étudiante en droit en pleine crise de solitude. Enfin, dans une semaine Tom serait de retour et les évènements reprendraient leurs cours normal. C'en serait fini pour elle des journées interminables, elle pourrait enfin se libérer un peu de temps libre et se trouver une occupation digne de ce nom.
Malgré tout ce qu'elle reprochait à cette solitude, Camille ne pouvait oublier qu'il y avait aussi des points positifs. En effet, si elle n'avait pas été seule le jeudi précédent lorsque Tynelad, le jeune stagiaire du fleuriste, était venu livrer les fleurs, jamais elle n'aurait eu l'occasion de discuter comme elle l'avait fait avec lui. Jamais elle n'aurait appris tant de choses sur lui, se contentant de le voir comme un habitué anonyme ne se distinguant en rien des autres clients venant régulièrement. A tout bien y réfléchir, chaque évènement avait son point positif pour peu que l'on cherche bien...

En cette fin d'après-midi Camille errait léthargiquement entre les rayonnages de la petite librairie. Ce samedi avait été plutôt maussade, que se soit pour les affaires ou pour la météo. A peine une femme était entrée le matin dans le magasin pour passer commande d'un ouvrage spécialisé au sujet de l’héliciculture. A cette occasion la jeune vendeuse avait découvert l'explication de ce terme qu'elle ne connaissait nullement. Cette femme étaient donc venue commander un ouvrage sur l'élevage des escargots et autres gastéropodes en tout genre. Vraiment étrange. Cependant elle n'avait fait aucune remarque, se contentant de se demander comment on pouvait se découvrir une passion aussi inadaptée à une ville comme celle dans laquelle elles se trouvaient. Après cela plus rien. Le vide complet. Camille n'avait pu que regarder les gens marcher dans la rue à travers la vitrine et constater à quel point il était ennuyeux de rester là à attendre...
D'un oeil distrait elle contemplait les fleurs qui ornaient la boutique depuis deux jours et un sourire prit place sur ses lèvres lorsqu'elle repensa à l'unique fleur bleue qui trônait dans sa chambre. Cependant, son sourire se fana lorsqu'elle regarda le ciel à travers la vitrine. Il était gorgé de nuages et la pluie ne tarderait sans doute pas à venir remplir les caniveaux des rues. Se souvenant de sa mésaventure lors du dernier orage, le jeune femme alla jusqu'à exprimer une grimace d'appréhension. Elle n'avait pas peur de l'orage mais ne voulait pour aucun prétexte être à nouveau la proie de trombes d'eau...
Forte de cette certitude et du constat que la journée n'avait en aucun cas été prospère, Camille finit par se décider à fermer le magasin avec une demie-heure d'avance. Elle commença par faire les comptes de la journée, chose très rapide vu qu'aucun achat n'avait été effectué, et par ranger les quelques livres qu'elle avait sorti pour sa propre occupation durant l'après-midi. Elle alla ensuite éteindre toutes les lumières de l'arrière-boutique et récupérer son trousseau de clés, son sac et sa veste avant de se diriger vers l'entrée, et unique issue, de la boutique. Étrangement, ce fut alors qu'elle-même s'apprêtait à tirer la porte pour sortir que quelqu'un se décida à entrer. Camille se retrouva donc nez-à-nez avec sa nouvelle cliente. Se retenant de justesse de râler à cause de cette apparition impromptue, la responsable de la librairie n'eut d'autre choix que de faire quelques pas en arrière avant de s'expliquer.


- Excusez-moi, j'étais sur le point de fermer mais ce n'est pas à cinq minutes près, je peux vous aider ?

Elle avait tenté d'être le plus aimable possible dans ses propos mais elle n'était pas sûre d'être parvenue à cacher tout le mécontentement qu'elle ressentait à cet instant là si à vis de la gêneuse.
Posant sac et clés sur le comptoir et retirant sa veste, Camille observa discrètement son invitée de dernière minute. La jeune femme était plus petite qu'elle, qui pourtant n'était pas très grande, mais dégageait une aura envoûtante. Quelque chose, peut-être sa magnifique chevelure blonde faisait qu'on lui aurait donné le bon Dieu sans confession, mais cela ne parvint cependant pas à retirer tout son mécontentement à la vendeuse. Elle avait vraiment envie de rentrer chez elle avant que le temps ne se gâte mais elle ne pouvait refouler une cliente, surtout après cette journée désastreuse. Il ne restait donc plus qu'à espérer que cette personne serait rapide à servir.


[PS : Si tu veux lires mes quelques remarques sur ce que j'écrivais pendant que j'écrivais, je t'invite à lire les archives de la CB . *Câlin*]
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Lily Galloway
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MessageSujet: Re: Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]   Mar 2 Aoû - 13:54

La vie des fées était si... ennuyante parfois. Lily soupira en regardant ses ongles qu'elle hésitait à repeindre d'une autre couleur, encore une fois. En une après-midi tout un arc-en-ciel était passé sur le bout de ses doigts. La jeune femme n'avait aucune idée de pointer le bout de son nez dehors, bien que le temps soit pourtant parfait pour elle. Le soleil, qu'elle n'appréciait guère, avait décidé de jouer à cache-cache avec les nuages et il semblait en passe de gagner. Mais malgré le temps gris presque noir, la jolie fée hésitait toujours à chausser ses bottes pour parcourir les rues de New-York.
Saisissant son manteau couleur perle posé, voir carrément jeté sur son lit, elle se mis en quête de billet au fond de ses poches. La recette était fort décevante ; à peine quelques dollars... Il faudrait qu'elle se remettre au boulot bientôt. Boulot façon Lily. À savoir trouver un homme riche, lui faire miroiter son charme, déguster à fond sa nouvelle relation avant de tout faire flamber en emportant, si possible, un peu de cache.
Et tout ça avec le sourire.
Mais l'heure de travailler n'avait pas encore sonner. Pour chasser les hommes, il valait mieux traîner la nuit dans New-York. Il était alors plus facile de leur faire consommer un peu d'alcool et de se rapprocher proche, très proche... Et en attendant la fin de cette après-midi nuageux, la jeune femme pataugeait dans l'ennui. Il devait bien avoir quelque chose d'un peu marrant à faire dans cette ville. Et si elle partait à la recherche d'une nouvelle cible, non pour l'argent, mais juste pour le plaisir d'embobiner les humains ? Cela pouvait se révéler intéressant... Mais le seul problème c'était que c'était son quotidien. Et qu'elle avait fini par s'en lasser.
La ville en perpétuel mouvement refusait apparemment de se mouvoir pour elle...
S'allongeant à même le sol, elle jeta un coup d'oeil au monde qui l'entourait. L'endroit où elle se trouvait était ridiculement petit. À peine la place pour une table, un lit, deux chaises et une immense armoire pour y fourrer tous ses vêtements. Et une étagère aussi. Avec des livres. Et si... elle se mettait à lire ? Mauvaise idée. Lily connaissait pratiquement tous ces livres par coeur. Pas qu'elle fusse une très grande lectrice, juste parce que le choix était limité et qu'elle avait donc eu largement le temps de parcourir et reparcourir sa bibliothèque.
Cependant la lecture n'était pas une si mauvaise idée que cela. L'autre jour elle était justement passée devant une librairie. Ce n'était pas la porte d'à côté, mais qu'importe ? De toute façon la fée avait largement le temps. Enfilant ses bottes à petits talons et saisissant son manteau, elle se laissa glisser à l'extérieur sans prendre de parapluie. Que la pluie ose seulement venir arroser ses cheveux... de toute façon c'était une sensation agréable de se balader dans les gouttes du ciel.

Quelque temps plus tard, la jeune femme se trouvait dans le métro new-yorkais, silhouette parmis les silhouettes, entourée par la sueur et le stress presque palpable dans ce genre de lieu. Fronçant le nez, elle constata encore une fois le don qu'avait les humains pour se laisser s'entasser dans des boîtes sans se plaindre. Avait-il pensé à un petit génocide ou même une guerre ? Ainsi la population serait réduite et on pourrait enfin respirer dans les lieux publiques. Malheureusement les inconnus qui l'entouraient ne semblaient pas assez intelligent pour utiliser leur cerveau et penser à réequilibrer la densité de la population. Dommage pour Lily. Il lui faudrait encore se serrer pour trouver une petite place dans le moyen de transport.
Mais le truc qui insupportait le plus la fée c'était qu'ici, personne ne savait qui elle était vraiment. Note, d'un côté cela était plutôt pratique. Si les humains comprenaient que les fées étaient des garces dissimulées sous des regards d'ange, ils risqueraient de beaucoup moins les apprécier. Mais au milieu de tout ces gens, la jeune femme se sentait mal. Elle n'était rien d'autre qu'une inconnue parmis d'autres inconnus. Certes, quelques regards se retournaient sur sa beauté, mais malgré tout elle avait ce sentiment abjecte de se sentir... humaine. Atroce.

Un peu plus tard encore, Lily avait fuit le métro bondé et sa populace pour retrouver la librairie devant laquelle elle était passé peu de temps auparavant. Un livre avait attiré son attention dans la vitrine, mais elle n'était pas rentrée, trop pressée d'aller draguer un ou deux mâle new-yorkais.
Heureusement pour elle, le livre était toujours en vitrine ce qui voulait dire que personne ne l'avait encore acheté. Pour une fois la jeune femme pourrait dépenser quelques dollars d'une manière un peu plus maligne qu'en achetant des habits qui, de toute façon, n'entraient plus dans sa garde-robe. Poussant la porte de la librairie, elle se retrouva face à une femme d'à peu près son âge et un peu plus grande qu'elle. À son air, Lily devina tout de suite que c'était la vendeuse et que sa visite la dérangeait. Étant donné que toutes les lumières étaient éteintes, la petite fée devina que l'inconnue était sur le point de fermer la boutique et que la visite impromptue de la jeune femme n'était pas des plus agréable. Tant mieux. Si elle pouvait enquiquiner quelqu'un en allant acheter un livre, cela lui faisait d'autant plus plaisir.

- Excusez-moi, j'étais sur le point de fermer mais ce n'est pas à cinq minutes près, je peux vous aider ?

À vrai dire, la situation amusait beaucoup Lily. Mais il était hors de question de le laisser transparaître. C'était bien plus marrant d'apparaître comme une gentille cliente avec pleins de questions. Comme cela la vendeuse perdrait un temps fou à lui répondre, sans pour autant pouvoir lui en vouloir car on n'en veut pas à un être mignon et innocent, n'est-ce pas ?

- Pardon. C'est juste que je suis passée devant votre boutique l'autre jour et que j'ai remarqué un livre dans la déventure que je serais désireuse d'aquérire.

La jeune fée se composa une mine de circonstance, un petit sourire gentil et un peu timide se dessinant sur ses lèvres. La première étape pour embêter les gens étant de les mettre dans sa poche, qu'ils se mettent à l'apprécier et à lui accordersa confiance afin de pouvoir mieux tout massacrer après.
Mais avant tout, trouver une cible pour déployer ses charmes. Et la libraire semblait être la personne parfaite pour cela.
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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]   Sam 6 Aoû - 14:33

Camille se fit à l'idée qu'elle ne quitterait pas le magasin immédiatement alors qu'elle reposait ses clés sur le comptoir. Elle n'était pas très ravie de cette perspective mais elle n'avait pas vraiment le choix. Le client est roi. C'est la première règle lorsque l'on tient un commerce et il était donc hors de question qu'elle refoule cette jeune femme en lui conseillant de repasser un autre jour juste parce qu'elle voulait rentrer chez elle plus tôt pour éviter la pluie. Elle prendrait donc son mal en patience et espérerait que la météo se tiendrai jusqu'à son véritable départ. En plus, là elle n'était pas loin de la station de métro la plus proche et il n'y avait pas d'arbre dans les parages. Elle ne risquerait donc pas de réitérer sa mésaventure du dernier orage. Il n'y avait aucune chance que la foudre frappe à nouveau si près d'elle. C'est donc rassurée que la jeune vendeuse s'éclipsa momentanément dans l'arrière-boutique afin de rallumer toutes les lumières du magasin.
De là où elle était, Camille pouvait voir que la cliente était entrée à sa suite et attendait calmement que l'éclairage revienne. La librairie avait presque un côté inquiétant sans la chaleureuse lumière habituelle. Les hautes rayonnages remplis de livres empêchaient la lumière faible extérieure de percer jusqu'au fond du magasin et des ombres de taille impressionnante se déplaçaient à chaque mouvement des deux jeune femmes. Heureusement, Camille parvint rapidement aux interrupteurs et pressa rapidement sur ces derniers. Elle n'avait jamais vraiment eu peur du noir mais elle se sentit tout de même plus rassurée avec le retour de l'éclairage. Rien que pour un côté pratique, elle ne risquait plus de buter contre un pile de livres mal placée qu'elle n'aurait pas remarqué dans la pénombre.
A peine cette opération d'éclairage oh combien importante, l'étudiante en droit revint sur ses pas pour retrouver sa cliente et répondre aux potentielles questions qu'elle aurait à lui poser. C'était son travail de répondre aux questions des clients lorsqu'ils en avaient, mais surtout, elle n'avait rien d'autre à faire. Il faudrait juste espérer que la jeune femme blonde qui venait d'entrer ne veuille pas simplement errer dans les rayons pour trouver la perle rare : le livre pour lequel elle aurait un coup de coeur sans jamais en avoir entendu parler avant. Car si c'était cela le projet de l'inconnue, cela risquerait de durer longtemps...


- Pardon. C'est juste que je suis passée devant votre boutique l'autre jour et que j'ai remarqué un livre dans la déventure que je serais désireuse d'aquérire.

Elle s'excusait de sa venue importune et c'était une très bonne chose même si elle n'avait pas vraiment à le faire. A l'heure là, la boutique devait être ouverte selon les horaires affichés sur la devanture. C'était uniquement Camille qui avait pris la décision de fermer plus tôt sans que ce soit prévu. Elle avait pensé que personne ne le remarquerait vu la faible fréquentation de l'établissement durant la journée mais elle se rendait désormais compte que cela avait été une erreur. Elle n'avait pas à décider comme ça d'ouvrir et de fermer en fonction de son humeur, elle n'était qu'une simple employée occupant très provisoirement la place de gérante, elle devait se tenir aux règles imposées par le vieux Tom. C'est donc avec un léger soupire réprobateur à sa propre intention qu'elle réagit aux excuses de sa cliente avant d'afficher à nouveau un sourire plus professionnel mais surtout plus sincère.
Après cette rapide réflexion, la jeune femme se concentra sur la demande de sa nouvelle cliente. Visiblement elle savait ce qu'elle voulait, encore une bonne chose. On éviterait donc l'errance interminable entre les centaines de volumes présents dans le magasin. Par contre Camille se retrouva tout de même quelque peu désemparée devant la demande qui lui était formulée. Et ce pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait strictement aucune idée des livres qui pouvaient se trouver dans la vitrine. Tout comme la décoration florale de la boutique, l'organisation de la vitrine était le domaine privilégié du vieux Tom. En temps normal elle savait tout de même ce qui s'y trouvait puisqu'elle voyait les livres qu'il y mettait lorsqu'il la changeait, une fois tous les deux mois environ. Mais la fois ci, non. Il avait changé la devanture la semaine où elle était en examen et où il lui avait donc interdit de venir à la librairie. Son employeur un peu bougon était parfaitement conscient que les études de Camille étaient essentielles pour elle et lui avait donc laissé beaucoup de temps libre avant et durant ces examens qu'elle avait finalement réussis haut la main. Et quand elle était revenue, elle n'avait pas du tout pensé à regarder ce qu'il y avait dans cette nouvelle vitrine. Tous les jours elle passait devant mais jamais elle ne pensait à la regarder. Le magasin lui était devenu si commun que, tout comme chez elle, elle ne faisait plus trop attention aux choses qui y étaient entreposées. Ne sachant donc pas de quoi pouvait parler cette cliente, il fallait qu'elle se renseigne. Tous les livres exposés en vitrine étaient aussi présents sur les étagères et elle préférait nettement aller chercher ce qu'elle demandait sur ces dernières que dans la devanture...


- Cela doit être tout à fait possible, quel est le nom de cet ouvrage ?

La jeune femme avait demandé ça avec un sourire qui redevenait radieux car elle s'était rendue compte que finalement sa journée n'aurait pas été perdue. Finalement le chiffre d'affaire, bien que très bas, ne serait pas nul. Elle repensa distraitement à la feuille de comptes qu'elle avait fait juste avant sa tentative de fermeture et se dit qu'elle n'aurait plus qu'à la déchirer et à recommencer. Un travail supplémentaire mais désormais ça ne la dérangeait plus. Elle avait oublié la météo et les dangers d'orage. Elle avait retrouvé sa bonne humeur habituelle en attendant la réponse de la jeune femme. En plus, elle ne semblait pas difficile à satisfaire cette cliente, cela irait sûrement assez vite.
Finalement tout allait pour le mieux.
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Lily Galloway
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MessageSujet: Re: Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]   Dim 7 Aoû - 1:18

Lily attendit patiemment que les lumières se rallument. Il faut dire que, même pour une fée appréciant la nuit, l'obscurité de la librairie la refroidissait un peu. Tous ces livres dans la pénombres semblaient près à lui sauter dessus et à l'étrangler de leur couverture en cuir, voir carrément la lapider jusqu'aux os de leurs pages fragiles, mais si coupantes.
Lily secoua la tête pour chasser ces images funestes de son imagination. On était pas dans un film fantastique et les livres n'avaient jamais tué personne. Toujours est-il que la jolie fée fut rassurée de voir les ampoules de la librairie clignotée un instant avant de nimber le magasin d'une lumière rassurante. Pour peu, on aurait presque pu croire que la jolie blonde avait eu peur ce qui, bien sûr, n'était pas le cas. Nous dirons plutôt que c'était... un petit cauchemar éveillé. Lily décida de ne pas apporter d'importance à ce qui venait d'arriver et se reconcentra sur la jeune libraire qui l'avait accueillie. Elle se mit alors à la détailler un peu plus... Une jolie brune quoi qu'assez pâle et effacée. Le genre de fille à passer totalement inaperçue dans une foule et vu la banalité de ses cheveux et de ses vêtements, c'était son doute le but recherché. La fée se laissa aller à sourire, après tout il y a des gens comme ça qui n'aiment pas qu'on les remarque... Cela entraînait une totale incompréhension de la part de Lily, ainsi qu'une pointe de respect. Les gens de ce genre à New-York était rare et leur normalité les démarquait ainsi presque de tous ces riches tout en paillettes et en fond de teints.
Cependant, la nouvelle cliente n'était pas là pour prendre pitié du look sans la moindre originalité de l'inconnue, mais plutôt pour acheter un bon livre et embêter un peu le monde en blessant l'employée qui revenait à ses pas pour s'adresser à une future potentielle acheteuse.
La jeune libraire sembla bien accueillir les excuses de Lily, allant même jusqu'à afficher une mine réprobatrice probablement destinée à elle-même. Puis elle sourit de nouveau à sa cliente, un sourire que Lily ressentait sincère et qui l'arrangeait beaucoup. Ce sourire là voulait surtout dire que la jeune brunette ne lui en voulait pas et cela était parfait pour le petit jeu de manipulation auquel Lily s'apprêtait à jouer.
Puis la vendeuse qui lui faisait face fit mine de réfléchir - sans doute à ce qui se trouvait dans la devanture du magasin - avant d'afficher une mine un peu désarçonnée. Se pourrait-il qu'elle ait oublié les livres qu'elle avait mis en vitrine ? Fort possible et cela amusait Lily au plus haut point.

- Cela doit être tout à fait possible, quel est le nom de cet ouvrage ?

Voyons voir le nom... C'était quelque chose comme "la véritable histoire de Blanche-Neige". Pour dire la vérité, Lily ne s'en souvenait pas exactement. Tout ce dont elle se rappelait, c'était que ce livre était une thèse sur la fameuse héroïne aux cheveux noir de jais, lèvres rouge sang et peau blanche comme la neige. La jeune fée avait toujours été friande de conte de fée et de celui là particulièrement. À vrai dire, elle c'était souvent imaginée en méchante sorcière qui devait d'abord gagner la confiance de sa belle-fille avant de lui offrir la pomme empoisonnée. Sauf que elle aurait bien évidemment gagné. Déjà elle se serait sans doute débarassé des nains en les séduisant un par un, puis elle aurait enterrer Blanche Neige bien profondément histoire qu'aucun prince mal intentionné ne puisse venir réveiller la princesse.

- C'est une thèse à propos de Blanche-Neige, mais à vrai dire je ne me souviens plus exactement du titre, ni de l'auteur.

Elle sourit à la vendeuse avant de vouloir lui demander le prix du livre, lorsqu'elle fut interrompue par le cri du tonnerre broyant le ciel. Tiens, elle n'avait même pas vu l'éclair quelque temps auparavant. Et bien... il fallait croire quele soleil avait définitivement triomphé face aux nuages et qu'il était partit se coucher, laissant la sombre colère des perdants éclater dans le ciel. Et voilà que Lily réalisait à présent qu'elle n'avait pas de parapluie et encore moins l'argent pour se payer un taxi jusque chez elle... Quel malheur, c'était ses cheveux qui risquaient d'être content.
Se retournant vers la vitrine, la fée remarqua les torrents d'eau qui tombeaient du ciel. C'était bien sa veine ça, pourquoi le ciel se décidait-il à pleurer aujourd'hui ? Il y avait toujours moins de monde dans les bars les soirs de pluie... Et Lily qui avait besoin de travail... Un jour il faudrait sérieusement qu'elle pense à dénicher un travail un peu plus régulier histoire d'être moins fauchée tout le temps. Mais il fallait au moins avouer que celui là avait l'avantage da'voir des horaires tout à fait acceptable et de ne pas lui prendre la tête. Et puis... c'était d'ailleurs plus un plaisir qu'un véritable boulot. Même si, parfois, elle aurait bien aimé qu'être fée rapporte un peu plus. Malheureusement pour elle, on ne peut pas non plus avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière. Même si la blonde faisait tout pour y arriver.

- Et bien... espérons que l'orage ne dure pas longtemps ! Je n'ai même pas pensé à prendre un parapluie !

Bon d'accord. S'il faut être honnête, autant avouer que le fait de ne pas avoir pris de parapluie, elle l'avait fait exprès. Ne l'avais-je pas déjà mentionné d'ailleurs ? Il fallait mieux suivre. Elle se moquait un peu que ses cheveux frisent à cause de la colère du ciel et que son squelette fusse gelé jusqu'à l'os du plus petit doigt de pied. Ce qui lui importait le plus, c'était surtout que les bars aient encore un minimum de clientèle - surtout une clientèle masculine à vrai dire - histoire qu'elle puisse encore payer sa facture de téléphone.
Haha la bonne blague, Lily n'a pas de téléphone, elle n'en a pas besoin. Quand à son portable il contient une cart prépayée qu'elle renouvelle une fois par année tellement elle ne l'utilise pas. Mais bon, malgré qu'elle n'ait pas de facture de téléphone, c'est toujours un bon sentiment de sentir quelques billets se froisser au fond d'une poche, non ?
Alors espérons que l'orage se calme et que la nuit soit belle...
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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Désolée, j'allais fermer... [PV Lily Galloway]   Mer 10 Aoû - 1:12

- C'est une thèse à propos de Blanche-Neige, mais à vrai dire je ne me souviens plus exactement du titre, ni de l'auteur.

Le nom du livre ! Camille lui avait simplement demandé le nom du livre mais même cela elle n'avait pas pu lui dire. Comment allait-elle faire ? Elle-même ignorait tout à fait ce qui pouvait bien se trouver dans cette vitrine donc cette description ne l'aidait nullement. Dans cette situation, la jeune libraire aurait eu de quoi perdre patience mais elle garda tout de même son sourire. C'était vrai que l'acheteuse venait de passer devant la vitrine avant de rentrer dans le magasin, elle aurait quand même pu regarder le titre du livre qu'elle voulait acheter, ce n'était pas bien sorcier. Quiconque muni d'un minimum de logique aurait fait ça... On ne venait pas dans un magasin acheter quelque chose sans savoir ce qu'est cette chose, une simple question de logique. Si Camille avait prêté attention un seul instant de sa vie aux à-priori qui circules sur les gens, elle se serait sûrement fait la remarque que son interlocutrice était blonde et que cela expliquait donc bien des choses. Mais non, elle ne pensa pas cela, elle ne fit aucune remarque désobligeante non plus. Le client est roi. Il n'y a rien de plus à dire, il faudrait qu'elle s'y fasse.
Après tout, ce n'était pas une grande catastrophe, l'ouvrage en question n'avait sans doute pas bougé de la vitrine et selon les goûts du vieux Tom, les produits exposés étaient sans doute très différents les uns des autres. Finalement elle n'aurait qu'à sortir pour aller jeter un coup d'oeil sur les livres possibles et elle devrait rapidement trouver lequel était celui dont la jeune femme parlait. Et dans le pire des cas, celui où elle ne reconnaissait pas l'ouvrage décrit, elle pourrait encore demandée à la concernée de le lui montrer. Finalement, aucun problème n'était insurmontable !
Sauf peut-être un... Un orage venait de se déclencher. Les éclairs zébraient le ciel, le tonnerre résonnait tel les cloches d'une église. La pluie ou plutôt les trombes d'eau ne tardèrent pas à faire elles aussi leur apparition. Vu depuis l'intérieur, on aurait pu avoir l'impression que quelqu'un déroulait des rideaux devant chaque fenêtres de la ville tant l'eau tombait drue. Si Camille avait pensé sortir pour vérifier le nom de l'ouvrage, elle savait maintenant que cette solution était impossible et surtout impensable. Elle n'avait toujours pas peur de l'orage mais elle n'était pas du tout rassurée et il était hors de question qu'elle mette ne serait-ce qu'un pied à l'extérieur. Ses espoirs de rentrer chez elle de bonne heure s'évaporaient au fur et à mesure que le liquide touchait le sol. Si la lumière avait été la bienvenue lorsqu'elle l'avait allumée, elle était maintenant obligatoire. C'était comme si la nuit était tombée sur la ville avec plusieurs heures d'avance.
L'étudiante en droit avait les yeux rivés sur l'extérieur, ne pouvant détacher son regard du spectacle époustouflant qui y était donné. Le moindre son de l'extérieur était devenu inaudible, étouffé par le bruit ahurissant des chutes d'eau. C'était comme si le Niagara s'était déplacé pour se retrouver juste au dessus de New-York. C'était réellement hypnotisant... La jeune femme en avait presque oublié la présence de sa cliente, du moins jusqu'à ce que cette dernière ne se rappelle à son bon souvenir.
Elle espérait que cela ne dure pas trop longtemps... Parce qu'elle n'avait pas de parapluie !? Cette remarque choqua Camille de telle manière que cela ne pouvait être que remarquable. Les orages lui rappelaient désormais des souvenirs infernaux, des peurs logiques, et si elle essayait de se contrôler, une remarque d'une banalité aussi affligeante la consterna. Après ce qu'elle avait vécu lors du dernier orage, le manque d'un parapluie était la dernière chose à laquelle la jeune femme aurait pensé. Avec parapluie ou sans, il était inconcevable pour elle de sortir tant que le temps ne se serait pas calmé. Elle n'était pas suicidaire tout de même ! Elle ne répondit donc rien de plus que sa moue dubitative à cette remarque qu'elle trouvait déplacée, préférant se reconcentrer sur la demande qui était faite.
Si elle-même ne comptait pas quitter le magasin avant la fin des intempéries, ce n'était peut-être pas le cas de sa cliente qui était peut-être pressée. De toute façon dans cette ville, tout le monde était tout le temps pressé. Elle se tourna donc en soupirant vers l'arrière de la vitrine, s'étant résolue au fait qu'il n'y avait d'autre choix que de démonter cette dernière en partie pour trouver l'objet tant convoité.


- On va donc partir à la recherche de cet ouvrage sur Blanche-Neige...

Autant chercher un nain dans un champs de maïs pensa-t-elle en même temps sans pour oser le formuler à voix haute. Puis elle se dirigea ver la vitrine et commença à soulever avec précautions les étoffes qui séparaient jusqu'à environ un mètre cinquante de hauteur le magasin de la devanture. Sa taille modeste ne lui permettait pas d'attraper quoi que ce soit par dessus ce rideau improvisé et elle devrait donc chercher par en dessous. Heureusement qu'avec la pluie il n'y avait plus personne dans les rues. Au moins personne ne verrait la vendeuse dans la vitrine, cela aurait vraiment été étrange.
Maintenant le plus dur restait à faire : trouver le livre voulu sans déranger la fragile harmonie de l'espace d'exposition. Tout y était ordonné avec soin dans une logique connue du patron seule mais qui était sûre. Un seul livre déplacé et cela casserait la magie de l'arrangement. Autant dire que la pression se faisait quelque peu ressentir sur la vendeuse. Mais cette dernière était bien décidée à satisfaire la jeune femme blonde qui patientait dans son magasin, même si pour cela elle devait se mettre dans une situation aussi étrange. D'ailleurs, que pensait-elle d'elle cette cliente aux magnifiquement longs cheveux ? Vu de l'arrière, la situation était peut être même encore plus comique que de l'extérieur. Cependant Camille ne renonça pas et commença à énumérer les noms des volumes présents dans cette partie du magasin pour que l'acheteuse puisse reconnaître celui qu'elle cherchait. Elle parlait tantôt à voix basse pour écarter un titre qu'elle savait être sans aucun rapport, tantôt d'un ton parfaitement audible pour avoir la certitude que ce n'était pas cela. De son propre chef elle avait déjà évincé Les raisins de la colère de John Steinbeck et Sept jours pour une éternité de Marc Lévy puisqu'elle devait lire le premier pour les cours et avait déjà lu le second. Elle était même prête à se décourager devant le manque de succès de son entreprise lorsqu'un titre accrocha son regard.


- Oh, ça doit être ça ! La véritable histoire de Blanche-Neige ?

Le ton était interrogateur mais si ce n'était pas cela, Camille abandonnerait la partie, conseillant sans doute à la jeune femme de repasser plus tard. Tout ce qu'attendant la vendeuse, c'était un approbation pour pouvoir quitter sa position inconfortable et instable afin d'aller rechercher ce titre dans les rayons classiques. Elle avait en cet instant tout le mal du monde à ne pas trop bouger pour ne pas déplacer quoi que ce soit de là où cela avait été déposé lors de la mise en place par le vieux Tom.
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