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 Quand l'artiste et la passionnée font des étincelles...

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Nora G. Roger
~ Elémentaliste du Feu ~
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Carnet de Route
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MessageSujet: Quand l'artiste et la passionnée font des étincelles...   Mer 6 Juil - 18:01

~Une Oeuvre d'Art, c'est le Moyen d'une Âme~

Maurice Barrès
Nora G. Roger Feat Emma Watson PV Léandre Harkness feat Mitch Hewer



Il faisait beau, en plus de faire chaud. Oui, car le temps est assez déprimant quand il fait lourd et qu'au dessus de vos tête vous ne trouvez qu'un pâté de nuages gris, plus monstrueux les uns que les autres. Enfin, ça, c'est mon point de vue. Donc, il faisait un temps superbes, le chaleur me rendait joyeuse, et comme j'avais une journée de libre, j'avais décidé de me faire un really-photo du côté commercial et artistique de Manhattan. Mon sac sur l'épaule, j'avais remonte les rues adéquates, puis j'avais traversé un bout de Central Parc lorsque j'en avais eu l'occasion, profitant du beau temps et de l'absence de monde à ce moment précis pour profiter de la beauté du parc durant des jours pareils. Mais le temps était passé vite, et l matinée c'était écoulé. J'avais retrouvé une amie pour déjeuner dans un petit resto sympathique où elle s'était rendue quelques jours plus tôt avec ses parents.
Ses parents. Elle était chanceuse de faire des petits restos chaleureux avec ses parents. Moi, ma mère ne pouvait pas vraiment se permettre de faire un aller-retour Paris-New-York pour aller au restaurant avec moi, et mon père faisait plus de diners d'affaires que de diner en famille. Toujours appréciable.

Enfin bref, j'avais donc déjeuner avec mon amie, et nous avions profiter du soleil en terrasse pour regarder les passants et me permettre quelques photos mémorables. Puis elle m'avait parler de faire un tour dans une galerie d'Art qu'elle ne connaissait pas -moi non plus, d'ailleurs-, pour l'après midi, sachant en tout bien tout honneur que j'étais artistique et que cela pourrait me plaire. Nous avions donc convenu de nous rendre ensemble à la "Manhattan's Virginie Dare Gallery of Art", histoire d'éveiller nos idées e l'art pour aujourd'hui. Malheureusement, au dernier moment mon amie avait eu un empêchement, et j'avais dû me rendre seule à la Gallery. En chemin, j'avais manqué me tromper de rue à plusieurs reprises, mais j'étais assez fière d'être arrivée entière au bon endroit. Un sourire aux lèvres, j'entrai dans le bâtiment assez imposant mais classique en même temps : c'était ça l'art, pour moi, rendre un oxymore "physique", et ça commençait déjà par la présentation de la gallérie.

Mon reflex dans la main, la dragonne autour de mon cou, j'avançai dans les salles, prenant quelques photos sans flache lorsque l'objet de la photo me plaisait assez.
Changeant de salle, je passai devant des poterie, dont une, datant de l'époque Etrusque à Rome. M'attardant devant celle-ci, détaillant les visages et les personnages caractéristiques sur le vase. La dominae s'occupait de son jardin, et un homme se trouvait prêt d'un cheval. Je portai mon appareil devant mes yeux, et zoomant, j'arrangeai la netteté par la même occasion. Des clics successifs retentirent lorsque je pris mes photos. Je me relevai, et me retournai, manquant de rentrer dans un jeune homme, un blond, auquel je ne prêtai pas attention. Je marmonnais des excuses en l'air, le contournai, et me présentai devant une autre oeuvre. Sauf que celle-ci avait un charme certain, sortis de je ne-savais-où. Frustrée, je tentai de trouvé le petit carrée qui m'indiquerai le nom de l'artiste, ou l'époque à laquelle datait la poterie. Mais je ne trouvai pas. Ma langue claqua d'impatience, je refis le tour de la poterie deux fois de suite, regardant de tous les côtés. De tous ce que j'avais déjà vu, le style ne me disait rien, et cela me rendait fortement sceptique.

- Il doit bien y avoir des indications quelque part ! m'écriai-je, à voix basse pour moi même, les dents serrées et passant rageusement ma main dans mes cheveux.
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Léandre Harkness
~ Elémentaliste de la Terre ~
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Âge du personnage: Un siècle
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MessageSujet: Re: Quand l'artiste et la passionnée font des étincelles...   Jeu 7 Juil - 12:21

Jamais employé ne fut plus à l’apanage de la paresse que Léandre en ce jour ensoleillé. Promenant vaguement ses yeux délavés sur l’ensemble de la salle, s’agitant sur sa chaise, un petit tas de plaquettes blanches déposé à ses pieds, marquées de nombre d’artiste, de dates et de lieux, qui ne semblaient attendre qu’à être apposées aux œuvres récemment acquises. Il esquissa une moue grimaçante, comme hésitant entre l’obséquiosité sardonique et l’ironie moqueuse, au passage de Kate, la propriétaire des lieux, qui pinça les lèvres de contrariété sans pour autant oser la réprimande. Au moins, elle était repentante, comprenant les tourments de son employé et s’en sachant la cause. Tournant ses iris jusqu’à l’une des hautes fenêtres percées à travers les épais murs de béton, il observa le reflet du soleil frappant les vitres, jouant avec les poussières volages, bordant son regard au loin du bleu pâle d’un ciel sans nuages, …

Grognement.

Il avait résolu, quelques heures auparavant, alors que son nez émergeait à peine d’un bol de corn flakes sans goût flottant dans leur lait froid comme des morceaux de coton sales et humides pour constater, Ô Joie, le temps superbe qui trônait dans le ciel myosotis en dictateur de cette journée, de passer cette dernière à Central Parc. De profiter pleinement ainsi de l’endroit qu'il préférait dans cette ville, que dis-je, microcosme en perpétuel mouvement, en pleine élévation, vers le haut, vers le bas et les côté, qu'importe la direction : l’expansion seule comptait, vous crierais des personnages à lunette ronde, assis au sommet de chaire universitaire, mais ceux-là ne l’intéressaient pas, pour lui, lui qui voyait en New-York ou Cuttle Poe-les-Oies une ville. Une ville était une ville, qui ressemblait à tant d’autre. Savourer une inattendue période de répit, fort courte, certes, mais tellement plus appréciée de la sorte qu’autrement, dénichée après bien des efforts dans son agenda.

Il s’était donc préparé, un léger sourire trahissant la facette, bien dissimulée s’il en est, dite « béatitude extatique presque coupable de prise de drogue douce» de sa charmante personnalité névrotique. Chaussant ses baskets à la semelle découpée, il songeait au parfum de l’herbe un peu haute, perlée de la rosée que la chaleur ne tarderait à changer en une jolie couleur émeraude dorée. Il se sentait les effleurer de ses doigts pâles, sentir l’onde de cette mer verdâtre passer à travers lui sans se briser, l’accompagner dans une méditation sans fin, à la faveur du vent et de la nostalgie … Et CRAC. En une seconde, toutes ces belles aspirations retournaient à la velléité des travailleurs surmenés, dissoute dans le bruit métallique d’une sonnerie d’un boîtier dont il n’avait fait l’acquisition que deux semaines plus tôt, sous le courroux de l’administration de la Virginia (ainsi le jeune homme appelait son exigeant lieu de travail), visiblement excédée de ne point pouvoir le joindre que par le relais d’une concierge à moitié-sourde. Jetant un coup d’œil sur le cadran lumineux, son sourire avait vite fait place à une moue amère.

Que ce passait-il pour qu’on eût besoin de lui si pressement ?, avait-il balbutié des doigts sur les touches de l’appareil, omettant quelques lettres, plus par une candide inaptitude à la technologie que par énervement, encore bien trop sonné par la désillusion pour se permettre pareil raisonnement sentimental. La réponse ne tarda pas, tranchante. Une exposition était prévue, Irina était absente et Kate ne pouvait décemment gérer la galerie à elle-seule. Réquisitionné sur ces mots, il n’avait guère eut le choix, faisant fi des formes protocolaires, au risque, Dieu, Quelle audace !, d’offenser sa théière (nous constaterons que celle-ci reçoit de sa part une politesse dont n’était en aucun cas pourvue sa pauvre employeuse, bien sotte d’avoir oser embaucher un jeune homme pareil, sous le simple prétexte d’une multitude de diplômes rigoureusement parfaits), sortant de son appartement en toute hâte, passant lourdement son sac en bandoulière en même temps, Léandre s’était engouffré dans la première bouche de métro venue.

Le front encore barré de pensées brassées par sa déception, il touchait de l’index le haut de la porte vitrée, entrée de la MVDGA. Instinctivement, il fila vers la salle des poteries, adressant une grimace guère complaisante à sa patronne, pianotant sur son ordinateur à l’accueil, visiblement survoltée à la vue de son brushing penchant dangereusement sur la droite. Il avait attrapé avec un sifflement de dégoût la caisse de plaquettes à apposer qu’elle lui tendait, l’avait refourguée dans un coin une fois loin de l’œil réfractaire à toute rébellion de la gérante, heurtant au passage une jeune fille à laquelle il n’accorda pas un regard, avant de s’adosser au mur, les pupilles plongées dans un véritable trésor de l’art antique. Une amphore en terre glaise représentant le mythe traditionnel de l’homme créé à partir de la boue par Epiméthée. Etrangement, il lui semblait que certain symbole, ornant les anses faisant référence à une période bien plus ancienne. Cependant, il ne pipa mot, encore trop rabroué par son désir enlevé pour se laisser aller à sa passion première. Il ne pouvait lutter, il le savait, mais qu'importe, cela l’amusait de défier l’endroit, du magnétisme qu’elle opérait sur lui, jusqu’au plus profond de sa conscience, non seulement de l’artiste, mais du sorcier aussi. Il savait que cette pièce possédait une pièce unique mais méconnue des professionnels, rare et mystérieuse …

Oui, cette salle était vraiment la seule en mesure de flatter l’orgueil de cette petite Galerie d’Art bobo et sans prétention, dénuée d’intérêt que pour afficher avec grandiloquence des croûtes du moindre marmot capable de tenir un pinceau entre …



- Il doit bien y avoir des indications quelque part !


Le premier mouvement de surprise passé,- Ciel, Que ce passe-t-il ? Qui ose donc ainsi discréditer la plus méritantes de toutes les chapelles dédiées à l’art ? Celle par qui ce qu’il y avait encore de beau et de fin pénétrait dans la Grosse Pomme, non-point vulgairement, à l’instar d’un ver parasite, mais comme un rayon de soleil, pour la murir, la faire rougir, l’envelopper de ses méandres de chaleurs et lui conférer plus d’élégance qu’elle ne l’aurait espéré à la vue de sa modestie ?-, il décréta que l’affront devait être imputé à la jeune fille rousse un peu plus loin, manquant visiblement d’un total à-propos dans ses convictions. A les jeunes, à son époque cela ne se serait pas passé comme-cela …

Se souvenant qu’il était sensé avoir vingt ans, le vieillard chassa ses pensées d’un mouvement nerveux de la tête, donnant un coup de pied maladroit dans la boite à étiquettes (dont l’absence était apparemment le principal souci de la jeune créature ), la cachant ainsi un peu plus dans l'obscurité, plissant des yeux et s’approchant de l’impertinente gamine. Appareil photo. Taches de rousseurs. Cheveux épais. 16 ans tout au plus. Le classique parfait de l’étudiante New-Yorkaise cherchant à se démarquer. Suivant son regard, il tomba sur une œuvre assez ancienne à en juger par le premier coup d’œil. Relativement harmonieuse, mais pas suffisamment pour être remarquable, elle présentait une partie bombée plus vive tout à fait caractéristique de l'Afrique, sans doute les premiers décors découlant des primaires lignes épaisses. Le verni du restaurateur, bien qu’assurément exorbitant en prix, était d’une qualité des plus médiocres et attaquait les couleurs de l’argile, néanmoins, l’Harkness distinguait encore le rougeâtre de la terre brûlée, les fissures effritées et les poussières ternes, et il se permit une estimation à VIIème millénaire avant J-C, peut-être VIIIème sans doute du Sahara. Une banalité du genre, en somme.

Chassant, sans grande réussite, les préjugés qu’il avait à son endroit, les imputant à sa contrariété passagère, Harkness lui adressa une moue moqueuse alors qu’il s’exprimait doucement :


-Je doute qu’avec pareille agitation vous trouviez quoique ce soit …Surtout pour une telle … œuvre …

Il avait prononcé les dernières syllabes sur un ton de mépris édulcoré, ne masquant en rien sa position dédaigneuse face à l’intérêt de l’adolescente pour des antiquités aussi peu digne d’intérêt.

[HRP : Désolé du temps mis et de la qualité du post, mais j'ai eu la joyeuse surprise de voir mon père monopoliser l'ordi quelques temps, ne me permettant qu'une demi-heure hier que j'ai surtout utilisé pour du codage >.< ]
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