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 Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]

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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mar 5 Juil - 23:26

Ouvrir une librairie de nuit, c'était bien une idée de son patron ça. Avec l'age le vieux Tom ne s'améliorait pas et ses idées étaient de plus en plus loufoques, mais bon, pourquoi ne pas essayer...
On était vendredi soir et il était à peu près vingt heure trente. A l'heure là Camille aurait déjà du être rentrée chez elle, dans l'appartement de sa mère en plein centre de Brooklyn mais à la place voilà qu'elle flânait au bord de l'East River. C'était bientôt la fin des cours à l'université et les examens étaient tous passés pour l'étudiante en droit, un air de vacances flottait presque dans l'air chaud et lourd de la soirée New-Yorkaise. Finalement Camille s'assit sur les berges du canal, les pieds dans le vide avec l'eau salée du détroit à peine quelque mettre en dessous d'elle. Si un passant la bousculait, elle était bonne pour un bain dont elle se serait bien passée, surtout qu'elle n'était pas sûre d'en ressortir. Oubliant cette idée elle farfouilla dans son sac à la recherche de sa bouteille d'eau et après avoir avalé quelques gorgées du liquide sorti ses derniers cours de l'année, du droit international... Autant dire que la jeune femme n'était pas passionnée par le programme. Ce qui l'intéressait elle c'était les petite affaires impliquant des gens, des existences à sauver, pas uniquement de grosses entreprises se battant pour de l'argent. Elle soupira en jetant un coup d'oeil à sa montre. Il lui restait encore trois quart d'heure à tuer avant de partir travailler.
Ce soir là le vieux Tom, le propriétaire de la librairie où elle travaillait après ses cours afin de financer une partie de sa scolarité dans la très prestigieuse université de Columbia, avait décidé de tenter une ouverture nocturne. Une grande première pour le petit établissement. Les chaines de restauration étaient bien ouvertes toute la nuit et de plus en plus de musées organisaient des expositions exceptionnelles de nuit, voilà ce qui avait donné cette idée au vieil homme. Même si elle n'était pas emballée par le projet et doutait de la réussite de ce dernier Camille n'avait pas osé contredire son employeur, grand amateur d'idées novatrices dans le genre. En temps normal Camille travaillait tous les soirs à la sortie de ses cours, entre dix-sept et dix-neuf heure mais ce soir là elle ne commencerait qu'à vingt-et-une heure trente pour finir à cinq heure du matin le lendemain. Elle avait d'abord pensé refuser cette tranche horaire assez contraignante mais cela aurait obligé le vieil homme à abandonner son projet, ayant une santé trop fragile pour veiller lui-même, et elle savait que cela le décevrait. Elle avait donc finit par accepter et ne l'avait pas regretté en voyant la prime qu'il lui avait versé pour cet extra. Grace à cela elle pourrait prendre de l'avance sur ses frais de scolarité pour l'année suivante, ce qui n'était pas négligeable. En plus, son employeur s'était arrangé pour qu'elle ne manque de rien cette nuit là, lui donnant accès au deux pièce situé à l'arrière de la boutique et dans lequel elle pourrait s'installer si elle n'avait pas de clients.
La personne la plus difficile à convaincre au sujet de ces horaires exceptionnels avait finalement été Elenna, la mère de Camille. Elle voyait d'un mauvais oeil l'idée que sa fille de vingt-deux ans découche et eut du mal à croire à cette ouverture de nuit même si elle faisait confiance à sa fille. Heureusement que Camille était têtue, sinon elle aurait sans doute renoncé face aux regards assassins que lui avaient lancé Elenna durant toute la semaine précédente.
Finalement ce matin là Camille était partie comme tous les jours, juste un peu plus chargée puisqu'il lui avait fallu prévoir de quoi s'habiller plus chaudement que si elle avait été absente uniquement la journée mais aussi de quoi se changer. Les cours s'étaient déroulés normalement et exceptionnellement elle n'avait pas e à aller travailler à la sortie de ceux-ci. La jeune femme en avait donc profité pour passer une peu de temps avec une camarade de classe dont elle était assez proche et avait mangé avec elle avant de lui souhaiter un bon week-end.
Camille s'était alors dirigée vers le pont de Brooklyn, prête à quitter Manhattan pour retourner dans son monde, en se demandant ce qu'elle pourrait faire jusqu'à l'heure du début de son service. En traversant la passerelle qui longeait le pont la jeune femme avait pu ressentir la fraîcheur qui s'élevait de ce bras de mer et n'avait pu que l'apprécier. Elle s'était donc dirigée vers les bords de l'East River afin profiter au maximum de ce semblant de fraîcheur dans la ville étouffante. La journée avait en effet été caniculaire et malgré sa tenue légère, une simple et aérienne jupe courte bleue et un débardeur à fines bretelles bordeaux, la jeune femme avait souffert de la chaleur. C'est donc avec plaisir qu'elle respirait l'air salé et humide venant de la mer, et après avoir rangé ses cours qui ne l'intéressaient définitivement plus maintenant que les examens étaient passés, elle regarda le soleil se cacher derrière les building du quartier d'affaire se trouvant de l'autre côté de l'étendue d'eau.
Se perdant sans ses pensées à la vue d'un spectacle aussi magnifique elle finit par se détacher les cheveux en se disant que cette ville avait vraiment quelque chose de féerique à certains moments...
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Lionel Loth
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mer 6 Juil - 10:16

Le doux ruissellement de l'eau était un son bien plus appréciable que la quantité impressionnante de moteur en tout genre qui circulaient dans New York. La méditation ne pouvait se faire que dans un calme relatif, loin de brouhaha incessant qui déconcentre le sage. C'est ce que Lionel avait appris, compris et appliqué tout au long de sa vie. Le début de soirée était régulièrement construit autour d'une séance de réflexion, parfois accompagnée, comme aujourd'hui, d'une série de mouvement relaxant, ce qu'aujourd'hui le peuple nommerait à travers le terme de yoga, terme qui n'existait pas à l'époque latine, à la naissance du sorcier. Aujourd'hui n'échappait ainsi pas à la règle, et Lionel avait rejoint l'East River afin de pratiquer cette gymnastique relaxante. Il s'était vêtu de sa vieille tunique noire et de ses braies, véritables vestiges de l'Antiquité conservés à merveille tellement le sorcier y tenait. Le tissue avec laquelle avait été brodées ces vêtements était douce et aidait le contrebandier à se concentrer. Il avait appris ces mouvements avec cette tunique, il ne pouvait les maitriser que vêtu de cette façon, aucun vêtement moderne n'était imprégné de cette agréable sensation de légèreté et de calme d'esprit.
Même si, il faut le dire, Lionel attirait l'attention facilement avec ces vêtements anciens, l'impact était plus maigre à la tombé de la nuit, où les rues de New York se remplissait de jeunes en quête d'amusement, de vieillards en promenade, ou simplement de familles à la recherche d'un restaurant où diner. Le sorcier se fondait plus facilement dans la masse, et évitait de s'exposer trop à la lumière. Une fois East River en vue, la concentration impressionnante de population se réduisait en quelques représentants du genre humains, comme des couples en rendez-vous romantique ou des promeneurs avec leurs chiens. Lionel Loth s'installa donc au bord de l'East River, le plus loin possible des routes, à un endroit qu'il fréquentait régulièrement. Ses séances de méditation hebdomadaire avaient toujours lieu ici.
L'homme posa sa sacoche au sol, quitta ses chaussures, et se mis en position, face au court d'eau, ferma les yeux, et commença ses mouvements.

Le calme envahi l'esprit de Lionel. Sa tête était totalement vide de tout soucis. C'était pour lui un bonheur sans tâche, cela lui permettait d'évacuer tout les soucis donc il était victime lors de ses longues semaines de travail, outre les séances de réflexion qu'il s'accordait à Central Park par exemple qui lui permettaient elles de prendre du recul. Ce calme était... Presque jouissif. Le sorcier poursuivit ses mouvements jusqu'à vingt et une heure. Puis, il ouvrit les yeux et leva la tête. Un épais nuage noir s'élevait au dessus de lui. Le sorcier sourit, ferma de nouveau les yeux, et se concentra sur ce nuage. Avec son pouvoir, il était capable de déclencher un orage à partir de cet énorme nuage. Et déclencher un orage était extrêmement soulageant pour les pouvoirs si peu utilisés du sorcier. Il concentra donc son pouvoir électrique dans ce nuage, un courant invisible se forma entre lui et le cumulonimbus, un courant qui déclencha le premier éclair et les premières goutes de pluie.
Poursuivant son yoga, concentré sur le nuage, Lionel décida de relâcher une importante quantité d'énergie électrique dans le nuage. Le courant devint à peine visible tellement il était devenu imposant. Le tonnerre gronda, l'averse s'accentuait, l'orage allait bientôt prendre toute sa force.

D'un seul coup, la pluie s’abattit vigoureusement, presque assommante, même pour un homme comme Lionel qui appréciait la pluie. Le nuage allait vider de toute son eau sur New York, et de l'eau, il en avait... Lionel remit rapidement ses chaussures et attrapa sa sacoche, puis s'enfuit en quête d'un abri. Il avait été très vite à opérer, si vite qu'il bouscula une jeune fille assise au bord du fleuve. Il ne l'avait absolument pas remarqué, mais, dans un réflexe salvateur, le sorcier rattrapa la demoiselle qui allait tomber dans le fleuve et la souleva pour la déposer, debout, sur la berge. Il l'observa rapidement, constata qu'il s'agissait d'une jolie jeune fille, brune, surement une étudiante à en juger par la présence d'un livre sur le droit international. Cette femme était vraiment jolie, si jolie que Lionel se félicita de l'avoir sauver : il aurait été dommage de tuer une belle créature de Dieu. L'homme fit un sourire, et dit :

-Vous devriez vous trouver un abri. Cet orage promet d'être violent.
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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mer 6 Juil - 15:20

Plus le temps passait, plus les chemins longeant le bord de l'East River se dépeuplaient. Les promeneurs rentraient chez eux avec la tombée de la nuit et il n'y eut rapidement plus que de très rares passants derrière Camille. Le ciel s'assombrissait, autant par le départ du soleil que par l'arrivée des nuages. La journée avait été chaude et la lourdeur de l'air laissait pressentir qu'un orage ne tarderait pas. Malgré cela l'étudiante en droit ne semblait pas s'inquiéter. En cas de pluie, elle n'aurait pas loin à aller pour se réfugier jusque dans les artères commerçantes de la ville, les quartiers qui ne dormaient jamais. De là elle serait rapidement arrivée à la librairie dans laquelle elle travaillait et où elle pourrait se changer grâce aux vêtement de rechange qu'elle avait prévu. C'est donc le plus sereinement du monde qu'elle resta à sa place alors que les autres passants se pressaient de retourner chez eux avant la venue des premières gouttes.
La jeune femme écoutait ainsi les pas précipités dans son dos, préférant concentrer son regard sur l'eau calme qui coulait en dessous d'elle, s'en détournant de temps à autre pour observer les nuages au dessus de la ville. La plupart des bâtiments étaient maintenant éclairés par les lampadaires des rues et les lumières des bureaux encore occupés malgré l'heure tardive. New-York devenait une immense guirlande lumineuse et les bruits urbains de circulation et d'animation se rappelaient à elle au fur et à mesure que le vent se levait. Ses longs cheveux s'envolaient sous l'action de l'air, lui fouettant le visage et lui masquant partiellement la vue. Pourtant cela ne la gênait pas, elle profitait de ce calme fragile qui lui procurait un sentiment de liberté.
Tout à coup, les premières gouttes apparurent, comme si l'éclair qui avait strié le ciel un instant avant avait lancé une course vers le sol de ces petites gouttes d'eau. A ce moment là Camille aurait pu se sauver et courir se mettre à l'abris mais non. La jeune femme appréciait la pluie, surtout après une chaude journée comme celle qui venait de se terminer. Les gouttes d'eau étaient encore rares et il faudrait plus de temps pour que l'air se rafraîchisse. De toute manière, elle avait de quoi se changer et avait donc peu de risque de tomber malade même si elle se faisait tremper. Elle referma juste son livre pour éviter que l'encre ne s'efface et sourit dans le vide, comme pour montrer à la météo changeante que ça ne la dérangeait pas du tout.
En temps normal rester dehors sous un orage n'est pas la chose la plus intelligente à faire, mais à New-York le risque d'être atteint par un éclair est quasi nul de par la présence d'une multitude de grattes-ciel aux alentours. C'est donc l'esprit insouciant que Camille regardait la pluie rencontrer le bras de mer sous ses yeux. Maintenant plus personne ne marchait au bord de l'East River, elle était vraiment seule, une chose très rare dans cette immense ville. Le calme du lieu en était presque déconcertant...
Depuis combien de temps la jeune fille attendait sous la pluie ? Elle l'ignorait, toujours était-il qu'elle commençait vraiment à être mouillée lorsqu'un nouvel éclair barra le ciel, accompagné d'un coup de tonnerre effrayant. A ce moment là le ciel se déchaîna. Les quelques gouttes qui tombaient se transformèrent en déluge et le froid se fit ressentir. C'en était fini de cette belle journée, maintenant l'orage éclatait. C'était maintenant le moment pour Camille d'aller se mettre à l'abris.
La jeune femme commença à se relever lorsqu'elle fut bousculée. Avec le raffut provoqué par l'orage elle n'avait pas entendu les bruits de pas derrière elle et maintenant c'était trop tard. Elle sentit qu'elle perdait l'équilibre et la position dans laquelle elle se trouvait ne laissait qu'une issue à cette situation. Camille se sentit tomber. Elle allait être précipitée dans le fleuve si dangereux... Finalement sa mère n'avait pas eu tord en lui disant que ce travail de nuit était une mauvaise idée... Non elle ne se ferait pas attaquée par des braqueurs, non elle ne se ferait pas agressées par des jeunes sortant de soirée passablement éméchés, elle finirait noyée dans l'East River... Quelle perspective d'avenir réjouissante...
Pourtant, ce qui semblait inévitable fut évité. Comment était-ce possible ? Les réflexes de l'homme qui l'avait bousculé avaient été extraordinairement rapides. Alrs qu'elle pensait sa dernière heure perdue, il la rattrapa et la hissa jusque sur la berge. Camille était alors trop choquée pour réagir et se demandait même comment elle pouvait tenir debout. Autour d'elle l'orage faisait rage et des trombes d'eau continuaient à se déverser sur elle et son mystérieux sauveur.


-Vous devriez vous trouver un abri. Cet orage promet d'être violent.

Il souriait. Toujours sous le choc Camille n'avait même pas prêté attention à celui qui l'avait sauvée mais maintenant qu'elle levait les yeux sur lui, elle se redit compte qu'il souriait. Elle se demandait ce qui pouvait le rendre joyeux mais ne le questionna pas. Écoutant son conseil mais consciente que l'état second dans lequel elle était, il lui serait impossible d'aller bien loi, l'étudiante traîna ses affaire jusque sous les arbres, là où ils seraient un peu moins exposés à la pluie. A ce moment seulement elle murmura d'une petite voix mal-assurée :

- Merci...

Les paroles étaient timides mais emplies de sincérité. L'homme qui devait avoir une trentaine d'années lui avait réellement sauvé la vie.
Tout à coup elle frissonna et se rendit compte que suite au temps passé sous la pluie elle était trempée. Elle dégoulinait de partout en se demandant à quel point elle devait avoir l'air misérable dans cet état et en se disant que ça lui servirait de leçon. Quelle idée elle avait eu en n'allant pas se mettre au sec dès les premières gouttes... Enfin, d'ici moins d'une demie heure elle devrait être à son poste dans la librairie du vieux Tom, là elle pourrait se changer et se sécher en toute tranquillité. Peut-être même ferait-elle bien de s'y rendre tout de suite. Comme ça au moins elle ne serait pas en retard...
Après avoir enfilé un gilet et rangé son livre dans son sac Camille se retourna donc vers l'allée en espérant que les trombes d'eau se calment afin qu'elle puisse rejoindre le centre ville. Elle eut alors la surprise de remarquer que son sauveur était encore présent. Que lui voulait-il ? L'homme aux cheveux long, assez séduisant il faut l'avouer, l'observait pour une raison qu'elle ignorait...
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Lionel Loth
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Jeu 7 Juil - 8:03

[Je suis en avance, alors j'essaie d'écrire, mais pas dit que je finisse. Au moins tu pourras déjà réfléchir !]


Un réflexe salvateur ? Depuis quand Lionel Loth, le plus grand criminel de tout les temps, avait des réflexes salvateurs ? Certes, c'était tant mieux, car cela lui donnait l'occasion de mettre à profit ses charmes sur une jolie demoiselle, mais si elle avait été laide comme un saumon cela aurait été pareil... Bah, c'est surement le même réflexe de rattraper un vase qu'on fait tomber d'un meuble : c'est fait machinalement et sans y penser.
La jeune fille remercia son sauveur et s'enfuit sous l'arbre le plus proche. Elle était visiblement sous le choc, elle tremblait comme une feuille, et ses jambes vacillaient, peinant à la soutenir. Elle enfila un gilet, à cause du froid, puis remarqua que Lionel était encore présent. Le sorcier se rapprocha alors d'elle, et dit :
-Vous savez, même à New York, il est risqué de se réfugier sous un arbre. Vous devriez rentrer chez vous.

Cette jeune fille plaisait plutôt bien à Lionel. Même s'il y avait une quantité impressionnante de jolies jeunes femmes dans New York, le sorcier avait des gouts très précis, même si peu déterminés. Il ne trouvait pas toutes les femmes belles, loin de là. Il décida donc qu'elle serait sa prochaine victime. Il était sans aucun scrupule avec la gente féminine, et refusait de s'attacher, d'une part parce qu'il savait que sa conjointe ne vivrait pas aussi longtemps que lui, d'autre part car avoir des enfants (ce qui finirait par arriver dans une relation durable) lui ôterait tout ses pouvoirs magiques. Le contrebandier décida de jouer la carte du choc émotionnel, qui pousserait la petite dans ses bras. Il attrapa la jeune fille par la main en disant :
-Venez, je vais vous aider à trouver un abri plus sûr.

Il la tira et s'éloigna d'un bon mètre de l'arbre, à une distance raisonnable, puis il se concentra sur la quantité d'électricité contenue dans l'atmosphère, pour faire tomber la foudre sur l'arbre qu'ils venaient de quitter. En un instant, un gigantesque éclair s'abattit sur cet arbre et une onde de choc les projeta tout deux à terre. Lionel, préparé au choc, se releva vivement, jeta un coup d’œil sur l'arbre consumé, puis s'orienta vers la jeune femme. Quelle allait être sa réaction face à ce choc ? Lionel s'approcha d'elle et lui dit :
-Bon sang, on a eu chaud. Vous n'avez rien ?
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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Ven 8 Juil - 20:09

Comme son sauveur n'avait pas réagit à ses remerciements Camille en avait naturellement déduit qu'il n'avait pas attendu pour aller se réfugier à l'abri de la pluie et était partit immédiatement après l'avoir secourue. C'est donc assez surprise qu'elle avait constaté qu'il était toujours là et qu'il l'observait fixement. Elle avait beau réfléchir, elle ne parvenait pas à déterminer ce qu'il pouvait lui vouloir. Elle l'avait remercié, il ne s'attendait quand même pas à une manifestation plus importante de sympathie parce qu'il l'avait sauvé ? C'était ça New-York, une ville où personne ne se connaissait et où l'on ne parle pas avec les inconnus qu'on vient de rencontrer. Cette manière ne vivre ne convenait pas parfaitement à Camille mais au bout de vingt-deux ans elle s'y était faite et s'était rapidement retrouvée enfermée dans cet anonymat convenu et généralisé. Et puis d'ailleurs, si il l'avait sauvée, si il avait du la sauver, c'était parce qu'il l'avait d'abord bousculée. Toute seule l'étudiante ne serait sans doute jamais tombée et n'aurait ainsi pas eu besoin de l'aide qu'il lui avait fort heureusement apporté. Le choc et la peur qu'elle avait ressenti n'aidait pas Camille à montrer son caractère sous le meilleur jour. A cet instant elle se demandait juste comment elle allait pouvoir rejoindre la librairie sans trop se mouiller, se disant que si l'inconnu qui l'observait voulait lui dire quelque chose il pouvait le faire mais qu'elle ne l'aborderait pas. Il lui avait sauvé la vie, certes, mais il restait un étranger pour elle et dans ce lieu isolé Dieu seul savait ce qui pourrait lui arriver. Rien ne lui assurait que cet homme n'était pas un dangereux criminel recherché par les autorités pour d'horribles crimes...
Finalement son sauveur fit le premier pas et s'avança vers elle en lui conseillant de rentrer chez elle, que même à New-York il n'était pas prudent de rester sous les arbres pendant un orage. Là encore la jeune femme se méfia. Et si c'était un piège pour trouver où elle habitait ? La peur la rendait vraiment paranoïaque... Sur le coup elle ne trouva rien à répondre mais tout en elle lui ordonnait de fuir même si son corps refusait de lui obéir. Elle ne bougea donc pas, n'osant pas imaginer ce à quoi pensait l'homme devant son manque de réaction. Elle devait vraiment avoir l'air d'une parfaite idiote. Cependant il ne laissa rien paraître de l'image qu'il avait d'elle, continuant simplement à s'avancer doucement.
Tout à coup il saisit Camille par la main et la tira loin de l'arbre sous prétexte de l'aider à trouver un abris plus sûr. La jeune femme voulut crier mais aucun son ne sortit de sa gorge. Elle voulut aussi se débattre, ne pas se laisser faire, ne pas se laisser entraîner vers un lieu inconnu, mais la poigne de l'homme l'en empêcha. Elle était à sa merci... Soudain, un éclair traversa le ciel et la foudre s'abattit sur l'arbre qu'ils venaient de quitter. Sous le choc de la déflagration, il furent tous les deux projetés à terre. L'inconnu se releva rapidement mais Camille n'esquissa aucun mouvement. Par deux fois elle venait de frôler la mort et par deux fois cet inconnu lui avait sauvé la vie. Son attitude était étrange, effrayante même, mais la jeune femme devait avouer qu'il ne semblait pas vouloir lui faire de mal.
Le premier regard de Camille fut pour l'arbre sous lequel elle était encore quelques secondes auparavant. Il n'en restait presque rien, plus qu'un toc calciné d'où s'échappaient encore quelques flammes qui ne tarderaient pas à s'éteindre sous l'action de la pluie qui tombait drue. Son regard hagard ne semblait pas pouvoir se détacher de cette vision apocalyptique et elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui lui serait arrivée si elle n'avait pas été tirée de force à l'écart. Son corps serait-il lui aussi en train de se consumer ?


-Bon sang, on a eu chaud. Vous n'avez rien ?

Perdue dans ses pensées la jeune femme en avait presque oublié celui qui l'avait à nouveau sauvée et qui se rappelait à elle par cette remarque. Lentement elle tourna son regard vers lui et tenta de se relever avant de répondre. Elle était frigorifiée, engourdie et terrifiée mais sinon elle se portait bien. Pourtant elle avait du mal à se tenir sur ses jambes. Toutes ces émotions, s'en était était trop pour la citadine qu'elle était...

- Non... Enfin, je crois.

Sa voix était mal-assurée, mais quoi de plus normal après ce qu'elle venait de vivre ? Ses idées n'étaient pas très claires non plus et elle ne pouvait pas cligner des yeux sans avoir l'impression d'être éblouie mais malgré cela elle avait l'impression d'aller bien par rapport à ce qui aurait pu lui arriver. Elle était en un seul morceau et aucun de ses membres ne la faisait réellement souffrir. L'état des lieux n'était donc pas si négatif que cela. Puis l'étudiante rencontra le regard de son sauveur qui s'était à nouveau rapproché d'elle et elle réalisa que lui, contrairement à elle, s'était intéressé à sa compagnonne d'infortune. Elle décida de se rattraper immédiatement et demanda timidement.

- Et vous ?

Parler à des inconnus n'était pas une chose facile pour la timide Camille mais les circonstances rendaient la tâche encore plus compliquée. En effet, elle était reconnaissante envers cet homme qui l'avait sauvé et ignorait totalement comment lui exprimer sa gratitude. D'autre part, elle restait effrayée par les évènements qui venaient de se passer, cette journée, elle n'était pas prête de l'oublier. Cependant, lorsqu'elle avait demandé cela, c'était par pure politesse car l'homme qui lui faisait face ne semblait pas du tout avoir souffert de cette aventure, comme si c'était monnaie courante pour lui. Il y avait dans sa présence et sa prestance quelque chose de rassurant sans qu'on puisse déterminer ce que c'était. Du moins, c'était l'avis de Camille.
La pluie continuait de tomber et maintenant que l'arbre qui les protégeait un minimum avait disparu, ils étaient à la merci des intempéries. Les vêtements de Camille dégoulinaient et étaient tâchés par la boue suite à sa chute brutale. Si en temps normal la jeune fille ne faisait pas énormément attention à son apparence, elle était bien consciente qu'elle devait donner l'impression de sortir d'un stage d'entrainement intensif de l'armée. Tout ce dont elle rêvait à cet instant c'était d'un peu de calme, de repos, de réconfort et de chaleur. Grace à tout cela, peut-être parviendrait-elle à sortir de l'état second dans lequel elle était depuis qu'elle avait manqué de finir dans l'East River. Malheureusement, il lui était impossible de rentrer chez elle, cette nuit là elle devait travailler... Il ne lui restait plus qu'à trouver un endroit plus sûr avant de rejoindre son poste. Elle se rappela alors de ce qu'avait dit l'inconnu en l'attrapant par le bras. Il avait dit l'entraîner vers un abri plus sûr et elle se demanda alors si lui demander de l'aide après tout ce qu'il avait déjà fait pour elle ne serait pas abuser de sa gentillesse. Oui, Camille trouvait cet homme gentil. Toutes ses craintes à son sujet s'étaient envolées alors qu'il lui avait à nouveau sauvé la vie. La jeune fille était naïve, trop naïve même, et quelque chose lui donnait confiance en cet étranger. C'est donc en espérant ne pas abuser de lui, sans même penser qu'elle se faisait peut-être elle même abuser par une serviabilité apparente qu'elle parla.


- Vous parliez d'un abri plus sûr... Je veux bien venir avec vous...

Ses paroles exprimaient une acceptation mais son regard, qu'elle avait fixé dans les yeux de son interlocuteur, était un appel à l'aide.
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Lionel Loth
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Lun 11 Juil - 17:34

La jeune fille n'avait vraisemblablement rien. C'était tant mieux : si elle avait été blessée, Lionel aurait dut l'emmener à l’hôpital pour ne pas être accusé de non assistance à personne en danger... Maintenant, ils se retrouvaient tout les deux à la merci de l'intempérie que le sorcier avait lui-même causé, sans avoir aucun lieu où s'abriter. Lionel avait bien quelques idées, comme une petite maison non loin d'ici, ou un petit square, mais aucun ne lui convenait vraiment... Le square n'était pas fermé aux regards indiscrets, et la maison était surement habitée : le contrebandier avait aperçut une fois un homme rentrer seul dans la maison.
Un homme seul pouvait facilement être tenu en échec... Une décharge bien placée, et le type finissait dans les pommes pendant un long moment. Qui plus est, s'il vivait seul, il se pouvait qu'il soit en vacance. C'était donc surement la meilleure solution, et la plus proche qui plus est.
La jeune femme le questionna d'abord sur son état de santé. Il fit un signe de tête en guise de réponse. Il était solide, et surtout il était préparé au choc qu'il avait lui-même causé. Elle lui demanda ensuite de trouver un abri pour elle. Il se résolu donc à se diriger vers la maison isolée ! Il lui proposa :
-Venez, je vous emmène chez un ami. Vous pourrez vous réchauffer.

La maison était vraiment proche d'ici. Il emboita le pas sans même vérifier s'il la suivait. Elle était sous le choc, et le sorcier était le seul à lui tendre la main : il avait gagné sa confiance, comme il avait toujours réussi à le faire, ce avec quiconque. Il avança donc, plutôt rapidement, vers la maison. Une fois devant, le sorcier fit mine de sortir des clefs, et pointa sa bague sur la serrure. Il se concenta, et utilisa cet aimant pour ouvrir la porte.
Une fois la porte ouverte, il lança à la jeune femme :
-Attendez sur le portique. Vous êtes à l'abri. Je vais regarder si mon ami peut nous offrir le gite.

Il entra donc, et fouilla rapidement la maison. Il constata assez rapidement qu'elle était vide, et que l'électricité était coupé. Il tourna un robinet : rien. L'eau était coupée, ainsi que, surement, le gaz. Le propriétaire était parti en vacance. Lionel regagna le portique et invita la jeune femme à rentrer, puis à s'installer sur un canapé. Il se mit en quête d'une couverture, tout en la questionnant sur son identité :
-Puis-je savoir quel est votre nom, mademoiselle ?



[Ce que j'ai écrit est... à chier. Désolé -_- ]
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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mer 13 Juil - 23:36

Lorsque l'homme lui répondit d'un signe de tête qu'il allait bien Camille ne fut pas étonnée, elle l'avait prévu, mais cela l'arrangeait quand même. Si il avait eu quoi que ce soit elle aurait été incapable de décider comment agir. A cet instant elle était prête à tout dramatiser et aurait sûrement appelé les secours pour une simple écorchure. Heureusement donc qu'il n'avait rien. Malgré cela, lorsqu'elle évoqua l'abri dont il avait lui même parlé plus tôt dans le semblant de conversation qu'ils avaient eut, l'étranger sembla mal à l'aise durant une fraction de seconde, sentiments que Camille ne remarqua pas. Il mit cependant quelques temps à répondre mais là non plus cela ne choqua pas la jeune femme qui avait décidé de le suivre. C'est d'ailleurs ce qu'elle fit, ne l'écoutant même qu'à moitié quand il lui dit qu'il l'emmenait chez un de ses amis.
L'homme partit rapidement, sans même se retourner, et il fallut quelques secondes à l'étudiante pour comprendre qu'il fallait qu'elle le suive. Prenant son courage à deux mains elle se lança donc à sa poursuite sous la pluie qui ne s'était toujours pas calmée. Fort heureusement pour la jeune femme, elle le rattrapa rapidement. Le trajet ne fut pas long mais il se fit en silence ce qui eut pour conséquence de mettre Camille assez mal à l'aise. Pas une seule fois elle croisa le regard de son sauveur et elle se demandait si il était contrarié d'avoir à s'occuper d'elle. Elle avait vingt-deux ans, normalement elle aurait du se débrouiller seule mais non, elle lui avait demandé de l'aide... Certes il lui avait proposé mais peut-être était-ce uniquement par pure gentillesse et maintenant il regrettait son offre. Peut-être devrait-elle lui dire que finalement c'était bon, elle allait s'en sortir seule...


-Attendez sur le portique. Vous êtes à l'abri. Je vais regarder si mon ami peut nous offrir le gite.

Camille était tellement perdue dans ses pensées et son début de culpabilité d'être un poids pour son sauveur qu'elle n'avait pas remarqué qu'ils étaient arrivés à proximité d'une petite maison isolée. La porte était même ouverte alors qu'elle n'avait pas entendu de clé tourner dans la serrure. D'un autre côté elle n'avait pas remarqué non plus qu'ils s'étaient arrêtés donc c'était bien normal qu'elle n'ai pas entendu un tel bruit. Par contre la maison semblait vide et inhabitée, en tout cas, aucun bruit n'en ressortit pendant qu'elle attendait l'homme qui l'avait amenée là et qui était entré.
Appuyée contre le mur, assez bien protégée de la pluie Camille se rendait compte à quel point ces évènements l'avaient épuisé. Elle frissonnait en observait les alentours de la maisonnette. Ils s'étaient éloignés du chemin et de l'East River pour s'enfoncer dans le bosquet où était caché cet édifice. Jamais la jeune femme n'aurait imaginé qu'une maison puisse se trouver là mais en cet instant elle était vraiment ravie de cette présence. Cette bâtisse était sans aucune prétention mais elle ne semblait ni froide, ni humide et remplissait donc tous les critères recherchés par l'étudiante.
Finalement l'homme revint de sa visite et la fit entrer à son tour. Il la dirigea immédiatement dans le salon et l'invita à prendre place sur le canapé sans préciser quoi que ce soit au sujet du propriétaire des lieux. Visiblement il était absent et Camille se demandait si c'était un ami proche de son sauveur pour que ce dernier possède les clés. Elle était d'ailleurs sur le point de lui demander lorsqu'il interrompit son élan en lui demandant quel était son nom. Il était vrai que les circonstances de leur rencontre avaient été telles qu'ils n'avaient pas eu le temps de se présenter. La jeune femme répondit donc distraitement.

- Camille. Je m'appelle Camille, et vous ?

Sa voix était plus assurée qu'elle ne l'avait jamais été en présence de cet homme, reprenant même son timbre habituel, mais son esprit n'était pas concentré sur la réponse qu'elle avait donné. Camille regardait autour d'elle, analysait la pièce dans laquelle elle se trouvait installée. Un mobilier simple et sobre. La pièce n'était pas très grande et contenait, en dehors du canapé en cuir qui devait avoir un certain age vu son état d'usure et sur lequel elle était assise, un meuble sur lequel était posé une télévision à écran plat ainsi qu'un lecteur DVD, et une table basse en bois sur laquelle traînait encore un magasine traitant de pêche. Sur les murs il n'y avait pas de photographies personnelles, justes quelques paysages et vues aériennes de la ville. Il semblait que l'habitant régulier des lieux soit un homme seul car rien ne laissait pressentir une présence féminine dans cette maison. Par contre l'ordre qui régnait dans la pièce était impressionnant pour la jeune femme qui avait tendance à être désordonnée.
Après avoir observé grossièrement ce que contenait la pièce dans laquelle elle se trouvait, l'étudiante entreprit d'ôter le gilet qu'elle avait enfilé lorsqu'il s'était mi à pleuvoir. Maintenant qu'elle avait marché sous la pluie, il était tout aussi mouillé que le reste de sa tenue et lui tenait plus froid que chaud. Elle re-dévoila donc son débardeur qui ressemblait désormais plus à un torchon ayant servi à essuyer la vaisselle qu'à un quelconque vêtement mais la bonne isolation de la maison qui assurait une température convenable lui permit de cesser de frissonner.
Les environs étaient calmes et à part les gouttes de pluie sur le toit et son sauveur qui farfouillait dans la maison à la recherche d'elle ne savait trop quoi, le silence était le maître des lieux. Finalement l'homme revint dans la pièce, ayant sans doute trouvé l'objet de ses désirs, et tendit une couverture à la jeune femme. C'était donc ça qu'il était parti chercher... Alors qu'il devait être tout aussi mouillé qu'elle, il avait prit le temps de trouver de quoi lui assurer un minimum de confort. C'est donc avec un sourire émerveille de reconnaissance qu'elle prit la couverture qu'on lui tendait et qu'elle s'emballa dedans, lovée dans un coin du canapé. A cet instant pas grand chose l'empêchait de s'endormir. Elle se sentait parfaitement en confiance dans cette maison étrangère et en compagnie d'un étranger dont elle ne connaissait que le nom.
Les yeux fixés dans le vide, le regard errant vers l'écran noir de la télévision éteinte, Camille se questionnait sur la conduite à adopter. Devait-elle entamer une conversation ou bien faire perdurer ce silence reposant après tant d'émotions ? L'autre n'avait pas l'air très bavard et peut-être préférait-il qu'elle ne lui pose pas de questions... Elle ne savait que faire lorsque son attention fut attirée par une photographie qu'elle n'avait pas remarqué auparavant. A côté de la télévision, un cadre avec une photo était posé. On pouvait y voir un homme d'un peu plus de quarante ans accompagné d'un chien. Sans doute le véritable propriétaire de cette maison. Elle se redemanda alors ce qui pouvait lier son sauveur à cet homme mais ne voulant pas paraître indiscrète en posant des questions elle se décida à parler sans pour autant l'interroger.


- Je ne pourrai jamais assez vous remercier pour ce que vous avez fait pour moi ce soir. vous m'avez sauvé la vie... Deux fois.

En prenant la parole elle s'était tournée vers lui et lui souriait à nouveau timidement même si sa voix avait gardé son aspect naturel. Ainsi emballée dans la couverture elle devait avoir l'air d'une petite fille mais elle s'en fichait, elle était en vie et à l'abri, c'était le principal. Sans laisser le temps à son interlocuteur de répondre à ses remerciements et ayant pris de l'assurance elle osa une question.

- Vous faites quoi dans la vie ? Super-héros ?

Elle avait même tenté une point d'humour, illustrant ainsi le fait qu'elle se sentait plutôt à l'aise malgré les circonstances assez déconcertantes. Elle commençait la conversation par des questions d'une banalité effarante mais après ce qu'ils venaient de vivre un peu de banalité ne pouvait pas faire de mal. Ce qu'elle ignorait c'était que même ces questions simples demandaient une réflexion à celui à qui elle les posait. Cette rencontre ,n'avait rien de banal.


[Je sais, je suis en retard sur l'horaire prévu Razz ]
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Lionel Loth
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Jeu 14 Juil - 10:50

[Une demie-heure de retard !!! Bah je réponds pas, nah.
*SBAF*]


Cette maison était trop bien rangée... Quand on cherchait quelque chose sans connaitre les lieux, c'était autant un bien qu'un mal. Lionel farfouillait un peu partout dans la pièce à la recherche d'une couverture pour la jeune femme. Cependant, il avait beau cherché là où il aurait lui-même rangé cette couverture, il ne trouvait rien. Ce fut au dessus d'un placard, un endroit totalement illogique, qu'il trouva l'objet de ses désirs. Tremblant de froid, sa douce tunique était mouillée, il fit circulé un léger courant électrique en lui de manière il se réchauffer. Il n'aurait ainsi pas besoin de couverture, et pourrait l'offrir à la jeune demoiselle qu'il avait recueillit en cette maison inconnue.
Cette jeune fille s'appelait Camille, elle questionna l'homme sur son identité, ce qui le gênait quelque peu... Que devait-il faire ? Décliner une fausse identité ? Après tout, elle n'avait pas mentionné son nom de famille, il pouvait donc s'abstenir de mentionner le sien. Avec un sourire paisible, il répondit :
-Je me nomme Lionel.

Il lui tendit la couverture dans laquelle Camille s'enveloppa, tremblante de froid. Elle avait ôté son gilet trempé et était à présent vêtu seulement d'un fin débardeur. Il est vrai que, s'il n'y avait eu aucun orage, ce léger tissu était largement suffisant, la météo étant lourde, mais assez chaude tout de même.
Le sorcier observa un peu la maison, en faisant attention à ne pas ressembler à un invité : il fallait que Camille pense qu'il connaissait les lieux, sinon, c'était fichu. La maison semblait plutôt cossue, avec un bel écran plan et un canapé en cuir (un peu ratatiné par l'âge, mais en cuir malgré tout) par exemple. L'homme qui y vivait était seul, et ça se ressentait, même si tout était si bien rangé. Le contrebandier s'approcha de la fenêtre pour contempler de lui-même ce qu'il avait créé. L'orage était magnifique, la pluie était torrentielle, mais s'il n'avait pas trouvé d'abri, il aurait pesté contre lui-même, incapable de contrôler ce qu'il avait formé.
Sorti de ses pensées par la voix, plus calme qu’auparavant, de la jeune femme, il se retourna pour l'observer. Camille était réellement une jolie femme, brune, les yeux clairs, un regard plein de vie qui s'éveillait de nouveau à mesure qu'elle prenait confiance. Bonne pioche, pensa Lionel. Elle le remercia pour ce qu'il avait fait : il lui avait sauvé la vie deux fois. Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'il était purement responsable des deux accidents. Mais ça, une terrestre ne pouvait pas le comprendre. Avant même qu'il aie put répondre, elle relança, avec humour, par une question sur sa profession. Il commença par rire, afin de se donner le temps de réfléchir. Lionel était contrebandier, mais il ne pouvait pas le dire à n'importe qui ! Il fallait inventé une profession... Le sorcier se souvint alors d'un mensonge qu'il avait émit quelques temps auparavant, quand on lui avait posé le même genre de question, et répondit, d'un ton sûr et avisé :
-Rien de si exceptionnel, je le crains. Je ne suis qu'un simple professeur de théâtre, rien de plus.

Il s'approcha lentement de Camille et se posa à ses cotés. Il allait à présent passé "à l'attaque" ! Sa subtile façon de parler lui avait offert bien des nuits auprès de jeunes femmes, et ce depuis des siècles. Lionel Loth escomptait bien poursuivre ses exploits.
-Et vous, seriez-vous un ange ? Votre sourire radieux me laisse croire cela, en tout les cas.

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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Dim 17 Juil - 22:11

Après lui avoir donné la couverture, Lionel, puisque c'est comme ça qu'il avait dit s'appeler, lui avait à nouveau tourné le dos, se plaçant face à l'une des fenêtres du salon. Il était vrai que le spectacle de l'extérieur était fascinant. Les orages étaient monnaie courante en été à New-York mais celui ci était particulièrement violent et semblait ne jamais vouloir cesser. Enfouie sous cette couverture et lovée dans ce canapé, Camille se sentait en sécurité mais l'idée qu'elle devrait sortir et affronter les éléments pour se rendre jusqu'à la librairie où elle travaillait ne l'enchantait guère, au contraire, cette perspective l'effrayait un peu. Fort heureusement, il lui restait encore un peu de temps avant de devoir partir et peut-être qu'avec un peu de chance la météo se serait calmée quand il serait l'heure. Au pire, elle passerait un coup de téléphone au vieux Tom pour lui dire qu'elle arriverait en retard à cause des intempéries, il comprendrait.
En attendant, la jeune femme évitait de penser qu'elle devrait quitter ce nid douillet et tentait de faire connaissance avec son sauveur. Il mit du temps avant de lui dire ce qu'il faisait dans la vie mais répondit avec un ton sûr, peut-être un peu trop sûr par rapport à ses dernières paroles d'ailleurs. mais là non plus Camille ne se rendit compte de rien, se contentant de se demander s'il avait pu ne pas apprécier l'humour dont elle avait fait preuve. Toujours était-il qu'il se présenta comme un professeur de théâtre. Une profession qu'il semblait présenter comme banale à côté de ce super-héros qu'elle lui proposait. Cependant, l'étudiante n'était pas tout à fait d'accord avec lui et elle nota dans un coin de sa tête de remettre le sujet sur le tapis un peu plus tard. Au moins, elle savait ce qu'elle pourrait dire par la suite si il ne se décidait pas à engager vraiment la conversation de son côté. Camille était timide mais elle savait surtout que si elle voulait surmonter cette timidité face aux inconnus il fallait qu'une conversation se crée. Le silence finissait toujours par la mettre mal à l'aise et c'était une situation dans laquelle elle ne voulait surtout pas se retrouver vu les circonstances. Il ne restait plus qu'à espérer que son interlocuteur se prêterait de bon coeur au jeu des questions-réponses...
Et c'est ce qu'il fit !


-Et vous, seriez-vous un ange ? Votre sourire radieux me laisse croire cela, en tout les cas.

Si la jeune femme avait eu un doute sur la manière dont il avait prit sa précédente question et surtout sa suggestion d'être un super-héros, elle n'en n'avait maintenant plus. Elle était bien trop naïve et ne comprenait même pas que c'était une tentative de séduction, la seule chose qu'elle voyait dans ces paroles, c'était un encouragement pour l'initiative qu'elle avait prit...
Avant de dire cela, l'homme avait quitté sa fenêtre et s'était rapproché d'elle, venant calmement s’asseoir à ses côtés avec un sourire paisible fixé sur le visage. Décidément, cet homme avait tout pour plaire et mettre à l'aise une jeune femme comme Camille. A ce moment là il la regardait, elle en était sûre, et prenant son courage à deux mains, elle tourna la tête et planta son regard gris bleu-gris se plongeant des les yeux sombres de Lionel avant de répondre d'une voix rêveuse tout en arborant son sourire soit-disant radieux.


- Je suis moi aussi obligée de vous décevoir, je ne suis pas un ange mais si vous connaissez le moyen de le devenir, je signe immédiatement...

En disant cela elle ignorait totalement que les anges existaient et encore plus que son interlocuteur faisait partie de leur monde. Tout ce qu'elle voulait dire c'est qu'à ces yeux un ange pouvait vraiment aider les autres et que puisque c'était sa volonté, elle aurait aimé en être un si ils existaient. Après tout, elle avait en ces instants plus l'apparence d'une petite fille perdue que de la jeune femme qu'elle était alors qu'est ce qui pourrait l'empêcher d'avoir des rêves de petite fille ? Mais remarquant qu'elle n'avait pas répondu à la question qui lui était posée elle reprit rapidement :

- En fait je suis juste étudiante en droit, et je travaille dans une librairie le soir pour payer mes études, rien de trop extraordinaire non plus. D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi vous êtes si négatif... J'ai pris des cours de théâtre au lycée et c'est passionnant, on peut être qui on veut au théâtre... Même un super-héros.

Elle termina sa phrase par un sourire amusé, espérant qu'il ne penserait pas qu'elle se moquait de lui par cette remarque. Elle était plutôt à l'aise mais si elle faisait un gaffe et qu'elle s'en rendait compte, le temps qu'elle aurait à passer avec cet homme serait sans aucun doute très pesant pour elle. D'ailleurs, elle voulait juste lui donner son avis selon lequel son métier avait quand même quelque chose d'exceptionnel. Elle en avait aussi profité pour évoquer ses anciens cours de théâtre, lançant ainsi une perche à son interlocuteur au cas où il ne serait plus quoi répondre...
Cependant, ce dernier ne répondit pas immédiatement, permettant à la jeune femme de reporter son attention sur l'extérieur et la pluie qui y tombait encore et toujours. A ce moment là un éclair fendit le ciel et le tonnerre retentit immédiatement, prouvant que le coeur de l'orage était bien au dessus d'eux. A cette nouvelle démonstration de force de la nature, Camille esquissa un frisson de peur mêlé de froid. Enroulée dans la couverture comme elle l'était, elle ne souffrait plus tellement du froid mais elle restait mouillée et il faudrait sans doute un bon moment pour qu'elle sèche complètement, à moins qu'elle n'aille se changer et mettre les vêtements de rechange qu'elle avait dans son sac. Mais finalement cette idée n'était pas forcément bonne, elle aurait à ressortir et serait à nouveau mouillée après. Elle préférait donc rester dans cet état et passer ensuite la nuit dans des habits secs. C'est à ce moment là qu'elle se rendit compte que son raisonnement était tout simplement égoïste... Lionel était dans le même état qu'elle et à aucun moment elle ne s'en était souciée. C'est donc toute honteuse qu'elle parla à nouveau.


- Vous devez être frigorifié... Si vous voulez je pense que cette couverture est assez grande pour deux...

Si il acceptait cette proposition faite par pure gentillesse, la situation deviendrait sans doute encore plus étrange qu'elle ne l'était déjà mais cette rencontre n'avait vraiment rien d'ordinaire... S'il acceptait Camille se retrouverait dans une maison étrangère et retirée, sous un orage extrêmement virulent et à moitié blottie contre un homme dont elle connaissait à peine le prénom et la profession...
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mar 2 Aoû - 0:24

Dans un premier temps, Lionel fut totalement déçu par le manque de perceptibilité de son interlocutrice quant au compliment qu'il avait fait. Généralement, sa façon de surenchérir de cette façon faisait frémir les demoiselles. Mais cette sensation de frustration s'évapora quand elle parla d'ange comme si ceux-ci existaient vraiment. Le fait qu'ils existent ne perturbait pas le moins du monde le contrebandier, il était au courant depuis bien longtemps déjà -depuis qu'il savait qu'il existait en tant que sorcier, en fait-, non, ce qui l'étonnait c'était qu'elle puisse être au courant. Comment ? Pourquoi ? Une simple terrestre ne pouvait pas savoir cela. Se pouvait-il qu'elle soit une créature de l'Ombre ? Non, si c'était le cas, elle aurait compris son stratagème, et saurait pourquoi la foudre lui était tombé dessus. Un membre de l'Enclave qui enquêterait sur lui ? Difficile, il était tombé sur elle totalement par hasard... Mais cette possibilité n'est pas à rejeter.
Enfin, quand il observa cette douce lueur innocente dans ses yeux, il comprit qu'elle ne savait rien. Dans ses yeux, Lionel voyait que ce n'était qu'un doux rêve de terrestre, que tout le monde s'acharnait à démentir. Pourquoi ? La stupidité de l'Enclave, pardi. Tout serait tellement plus simple sans cette stupide organisation...

Camille commença à parler de ses études, puis de théâtre. Visiblement, elle semblait s'y connaitre en la matière. Ce serait un possible sujet de discussion, Lionel ayant toujours aimé le théâtre et ayant accumulé de grandes connaissances à ce sujet, même si sa culture n'était pas parfaite. Il avait aimé les pièces des plus grands, comme Eschyle ou Molière, mais aussi celles de Beckett par exemple. Cela pouvait être intéressant de déballer ses connaissances, et ça marchait pas trop mal avec les femmes, surtout avec les étudiantes, en général.

Vient alors l'instant qui fit sourire le sorcier : la jeune femme, soucieuse de sa santé, lui proposait de partager la couverture. Lionel eu une pensé amusée : ses histoires finissaient généralement sous la couette, pas dans la couverture ! Qu'à cela ne tienne, il n'allait pas se faire prier. Quand certains auraient rougit, ou bafouillé, ou dans une moindre mesure hésité, l'homme s'approcha lentement de la jeune femme et s'enroula avec elle dans la couverture.
-Merci beaucoup, c'est vrai qu'il ne fait vraiment pas chaud.

Il senti son corps en contact avec celui de Camille, chose qu'il adorait : il aimait par dessus tout toucher, il était très tactile, même si l'odeur si caractéristique des cheveux mouillés de la demoiselle ne le laissait pas non plus indifférent. Il décida de poursuivre dans la voie du théâtre, puisque cela semblait intéresser l'étudiante.
-Vous aimez le théâtre, si j'ai bien compris. Quel genre préférez-vous ?

Un moyen subtile d'engager la conversation, d'étaler les connaissances, et pourquoi pas aller plus loin.

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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mar 2 Aoû - 12:41

Le silence s'était fait après que Camille s'était présentée. Puis elle l'avait brisé à nouveau en exprimant sa gentillesse légendaire. Par pure philanthropie elle avait proposé à Lionel de partager sa couverture, ce qu'il avait accepté sans une once d'hésitation. Cette simple réaction avait quelque chose d'anormal mais la jeune femme si innocente ne s'en rendit pas compte. Après tout, il était censé connaître la maison et s'il avait eut froid rien ne l'aurait empêcher de prendre une seconde couverture pour lui-même. Mais non, il ne l'avait pas fait, comme s'il attendait juste cette proposition qui venait de lui avoir été faite.
C'est tout de même avec une certaine appréhension que Camille le sentit approcher. Il se décala sur le canapé jusqu'à être assis à peine à quelques centimètres d'elle avant de s'enrouler à son tour dans le morceau de couverture qu'elle lui avait proposé. Lorsqu'il referma la couverture sur eux, leurs doigts se frôlèrent, ce qui eut pour effet de provoquer un nouveau frisson de la part de l'étudiante. Si lui ne semblait pas touch par la situation, ou en tout cas ne le montrait pas, ce n'était pas le cas de Camille. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être blottie contre un homme, surtout un étranger et elle ne pu empêcher ses joues de rosir. Malgré ce malaise qui s’immisçait progressivement en elle, elle aurait mentit si elle avait affirmer que ce n'était pas agréable. Le contact de leurs corps, grandissant au moindre mouvement qu'ils faisaient avait quelque chose d’apaisant, de relaxant. Cet homme dégageait une assurance qui donnait une impression de sûreté, mais surtout, il émanait de sa peau une vague de chaleur. Suite à son séjour involontaire sous la pluie, Camille était frigorifiée et la moindre parcelle de son corps était froide, comme si elle n'avait plus été qu'un cadavre. Celui qui se tenait à côté d'elle avait connu le même sort mais il semblait y être indifférent. La pluie l'avait mouillé mais le froid ne semblait pas se faire ressentir chez lui, au contraire. Si Camille avait du le décrire en cet instant et choisir un objet auquel il aurait pu se rapporter, elle aurait choisi la bouillotte. Par sa seule présence contre elle, il la réchauffait, accentuant encore les rougeurs de ses joues.
Cependant, à peine installé à côté d'elle, il exprima l'idée selon laquelle cette position était bien plus agréable puisqu'il y faisait plus chaud. Là encore la jeune femme n'y fit pas attention, ne remarquait pas l'incohérence avec cette douce chaleur venant de lui. Elle était alors trop occupée à contrôler son trouble et ses frissons. Il fallait avouer que même si c'était elle qui avait provoqué cette situation par sa proposition, elle n'était pas très à l'aise, au contraire, elle n'était pas du tout à l'aise Mais il ne fallait pas qu'il le remarque car si il s'en rendait compte, ce serait pire et elle serait sans doute totalement tétanisée.
Essayant de ne pas penser à tout ce qui pourrait se passer si Lionel remarquait son manque d'assurance, la jeune femme se concentra à nouveau sur son environnement. Il avait dit quelque chose juste avant mais elle n'en n'avait pas réellement saisi le sens. Mais puisqu'il ne semblait pas attendre de réponse, ce ne devait pas être quelque chose de très important, tant pis. A cet instant, c'était le silence qui primait entre eux deux, laissant les gouttes d'eau qui tombaient sur le toit emplir l’atmosphère de la pièce. Visiblement, l'orage s'était quelque peu calmé mais peut-être n'était-ce qu'une impression due au fait qu'elle se soit habituée à ce bruit. Puis finalement le professeur de théâtre reprit la parole, rompant à son tour le silence qui aurait pu devenir lourd et gênant pour la jeune femme.


-Vous aimez le théâtre, si j'ai bien compris. Quel genre préférez-vous ?

Camille aurait aimé répondre rapidement à cette question pour ne pas laisser retomber ce silence, mais le problème c'est qu'elle ne savait pas vraiment quoi répondre. Comme pour la majorité des choses, elle n'avait pas particulièrement un genre de prédilection. Elle aimait les oeuvre comme ça, individuellement, rarement l'ensemble d'un genre. Ses goûts variaient d'un jour à l'autre et sa sensibilité aussi. Malgré cela elle appréciait assez les oeuvres engagées mais aussi des choses plus modernes et quelque peu déconcertantes. la dernière pièce qu'elle avait vue, vue et non pas lue, était de ce genre. Les acteurs semblaient jouer une pièce décousue sans réel sens. Cela ressemblait plus à une répétition, avec des répliques déclamées incessamment, qu'à une réelle pièce mais elle avait vraiment été fascinée. Le problème c'est que ça ne correspondait à aucun genre en particulier alors comment répondre ?
Finalement elle se décida à répondre en toute sincérité, même si cela risquait de ne pas trop répondre clairement à la question posée.

- En fait, je crois que je n'ai pas vraiment de genre préféré... J'aime une pièce pour ce qu'elle est en temps qu'entité, pas pour le courant dans lequel elle s'inscrit. Par contre il est vrai que j'ai toujours apprécié les récits antiques. Au niveau des histoire je pense ce c'est ce qui me plait le plus. Et pour ce qui est de l'intérêt que je porte à la réflexion de l'auteur, je suis plus intéressée par des situations atypiques voir étrange, Huis clos de Jean-Paul Sartre par exemple.

Qu'allait-il penser de ses goûts pour le moins étranges ? Elle l'ignorait mais elle se rappelait que son ancien professeur de théâtre les avait toujours trouvé intéressants bien qu'incompréhensibles. Elle semblait, selon lui, apprécier tout et son contraire : ce qu'il y avait de plus classique mais aussi ce qu'il y avait de plus moderne et controversé. Elle n'appréciait que très peu les histoires de Molière, préférant le style de Corneille, alors que l'inverse était beaucoup plus fréquent. Camille était consciente que ses goûts avaient un côté inhabituel mais c'était comme ça, elle n'y pouvait rien. Pour la seconde fois de sa vie elle allait avoir droit à l'avis d'un spécialiste, elle verrait bien s'il était d'accord ou non avec ce qu'avait annoncé son ancien enseignant.
En attendant la réaction de son interlocuteur, la jeune femme s'était mise à repenser aux différentes pièces qu'elle avait déjà lu, pour les cours ou pour son intérêt personnel, puis aussi à ce qu'elle allait devoir lire. Pour son option littéraire, elle devrait s'attarder sur un recueil d'Eschyle, L'Orestie. Elle l'avait déjà commandé mais il n'était pas encore arrivé à la librairie donc elle n'avait pas pu le commencer et à cet instant elle se demandait si cela lui plairait.
Perdue dans ses réflexions, la jeune femme n'avait même pas remarquer que son corps continuait à être régulièrement secoué de frissons, chose qui n'avait sans doute pas échappé à son compagnon.
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Lionel Loth
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Ven 5 Aoû - 16:04

C'était le début d'une victoire pour Lionel : s'enrouler d'une telle façon dans une couverture, alors qu'elle aurait simplement put lui demander pourquoi il n'en prenait pas une autre, marquait réellement le commencement de l'acte de séduction. Il y avait deux possibilités. Soit Camille était déjà tentée et essayait elle aussi de le séduire, auquel cas la partie était gagnée d'avance (mais de cette possibilité, Lionel en doutait : la jeune femme semblait bien trop réservée pour être si brutale). Soit elle commençait simplement à se laisser séduire, inconsciemment, et si l'affaire n'était pas encore entièrement dans la poche, avec un peu de finesse et de doigté, elle le serait très bientôt.
Le corps froid de la jeune femme vint frôler à de nombreuses reprises le corps chaud, bouillonnant de l'intérieur, du sorcier. Il hésita un instant à la réchauffer d'un simple coup de jus bien placé, laissant courir la fée électricité en son corps, mais se ravisa de peur de dévoiler l'existence de la magie à cette jeune femme et de devoir encore une fois, peut-être la fois de trop, rendre des comptes à l'Enclave. Aussi pensait-il que la couverture suffirait à la réchauffer assez rapidement, et que le contact entre elle et lui serait un catalyseur suffisant pour qu'elle finisse par se réchauffer. Bien que la température de son corps ne laisse pas penser qu'elle puisse de nouveau avoir chaud un jour...
La tempête battait son plein, mais commençait son long déclin jusqu'à parvenir, dans un futur proche, à son terme. Lionel sentait la puissance de l'orage s'éloigner lentement de New York pour aller semer la terreur dans des contrées plus éloignées. La ville allait bientôt retrouver sa passivité que la splendeur des caprices du climat avait rendu superbe. Le sorcier hésitait presque à faire tomber un nouvel éclair sur la ville, mais à présent qu'il n'était pas seul, il n'allait pas gaspiller son temps à rendre une ville splendide alors qu'il pouvait faire bien d'autres choses plus sympathiques.
Durant un instant, il cru sentir son téléphone portable vibrer. Après un léger sursaut, occasionné par la surprise, il chercha sa poche sous la couverture, sans succès. Il pensa alors qu'il avait rêver : il n'avait pas de poche dans ces braies de l'époque celte. Puis, le sorcier senti une nouvelle vibration, sans toutefois comprendre d'où elle venait. Puis une troisième. Au bout de quatre, il remarqua enfin d'où venait ce tremblement : Camille frissonnait régulièrement quand elle entrait en contact avec lui. Des frissons à peine perceptibles, mais pas assez discret pour ne pas être remarqués, ce malgré le fait qu'elle tentait, du moins c'est l'impression qu'il avait, de retenir ces frissons. Sans cette impression, le contrebandier aurait simplement penser au froid. Mais là, c'était bel et bien une réaction causée par son contact. Un léger sourire se dessina sur son visage, amusé par l'effet qu'il pouvait faire aux jeunes filles. Même s'il était aidé par le cadre qu'il avait créé (la tempête, puis les deux sauvetages in extremis), ces frissons étaient récurrents chez les demoiselles les plus timides qu'il fréquentait.

Après réflexion, Camille répondit enfin à la question de Lionel. Ses gouts pouvaient sembler bizarre pour qui ne s'était jamais intéressé au théâtre, mais Lionel les comprenait tout à fait. Pas de genre particulier, pas de préférence d'époque si ce n'est une petite pour l'antiquité (à la naissance même du théâtre) et les pièces plus fantaisistes comme celle de Sartre qu'elle citait. Des gouts que Lionel ne partageait pas vraiment, mais un professeur se devait de tout savoir sur le théâtre et d'en apprécier tout les aspects, malgré ses préférences. Il s'exprima donc quant aux gouts de son interlocutrice :
-Voilà des gouts tout à fait honorables. Le théâtre antique est un passage tout à fait intéressant de l'histoire de l'art : ses représentants, comme Sénèque ou Eschyle, sont ceux qui ont d'après moi créé le théâtre.

Il soupira, cherchant ses mots, puis poursuivit :
-Deux pièces d'un même genre sont toujours différentes, en effet. L'une peut plaire, l'autre déplaire. Personnellement, rien ne me déplait dans le théâtre, mais j'avoue préférer les comédies modernes, comme En Attendant Godot de Beckett. J'ai toujours admirer sa façon de voir la scène, fondamentalement différente de beaucoup d'autres.

Il se revoyait, amusé, à des représentations théâtrales durant toutes les époques. Hélas, de grand chef d'oeuvre de l'Antiquité ne sont jamais parvenus jusqu'à l'époque actuelle, simplement car la passation se faisait à l'oral à cette époque là. Beaucoup de grands auteurs restent ainsi dans l'ombre alors que leurs créations valent bien plus que celle de certains.
Bon, le monde a aussi éviter de connaitre un assez grand nombre de navet fait uniquement pour amuser les enfants. Même si Dora L'Exploratrice a largement redressé le niveau.

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Camille Ibbotson
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Lun 8 Aoû - 2:00

Étonnante ! La réponse que le professeur de théâtre avait formulé face aux goûts de l'étudiante en droit étaient tout simplement étonnante. Si Camille s'était attendue à beaucoup de choses, jamais elle n'aurait pensé à ça. Des goût honorables ? C'est bien ce qu'il avait dit ? La jeune femme avait vraiment du mal à y croire, ce n'était pas vraiment ce qu'elle entendait habituellement. Ses goûts étaient étranges, illogiques peut-être même, mais honorables... Cela dépassait l'entendement. Comme pour vérifier qu'elle n'avait pas rêvé, Camille tourna ses yeux bleu-gris vers le visage de l'homme qui parlait. Oui, il parlait bien, ce n'était pas son imagination qui lui avait joué un tour suite à tout ce qu'elle avait vécu. Et même mieux, ce qu'il racontait se tenait. Elle n'était pas une spécialiste en histoire de l'art mais il ne devait pas avoir tord en disant que le théâtre y tenait un place importante, qui plus est la genèse de ce genre : le théâtre antique.
L'enseignant visiblement passionné alla même jusqu'à nommer des auteurs antiques : Sénèque et Eschyle. Si le premier nom ne lui rappela que de lointains cours de latin, le second fit naître une étincelle d'amusement dans ses yeux. Elle eut même un petit rire inconscient, et pour cause. Eschyle, c'était le nom de l'auteur de la pièce qu'elle devrait lire durant les vacances pour préparer son option littéraire. Elle avait d'ailleurs appris ceci l'après-midi même. C'était bien parce que c'était si frais qu'elle s'en souvenait d'ailleurs. Jamais elle n'avait entendu ce nom là auparavant. Puis se rendant compte de l'éclat de rire qui lui avait échappé, la jeune femme s'empressa de l'expliquer, avant même qu'il lui demande.


- C'est marrant, j'ai entendu le nom d'Eschyle pour la première fois cette après-midi, je dois lire une de ses oeuvre pour les cours. L'Orestie si je me souviens bien.

Avait-il seulement écouté ce qu'elle avait dit ? Sur le coup elle en douta sérieusement puisqu'il continua sa réflexion sans faire de remarque. peut-être l'avait-elle tout simplement interrompu et qu'il n'avait pas fait de remarque par pure politesse. Imaginant ce scénario, la jeune femme détourna rapidement le regard de son visage afin de se concentrer sur un point lointain.
A nouveau elle s'était empourprée en pensant qu'elle avait commis une maladresse incroyable. Le regard fixé vers ce point lumineux lointain, sans doute un immeuble particulièrement bien éclairé qui ressortait parmi les autres, elle n'écoutait plus vraiment ce qu'il disait. Des quelques bribes qu'elle percevait, elle comprit qu'il était toujours question de théâtre, de la place de la scène dans une pièce. Mais finalement, tout cela était bien loin d'elle.
Tout ce qui l'intéressait en cet instant c'était ce point lumineux salvateur, comme un phare dans une nuit de tempête pour un navire égaré. N'était-elle pas à sa manière un navire égaré dans une nuit de tempête ? A l'extérieur tout était noir et même si l'orage se calmait, la clarté ne revenait pas. La nuit était tombée en même temps que la pluie qui se calmait toujours aussi lentement à l'extérieur. Les gouttes se faisaient moins violentes, plus douces sur le toit. Peut-être moins nombreuses aussi. Pourtant, elles étaient encore assez nombreuses et assez bruyantes pour que Camille se perde à les écouter. Les yeux vers la lumière et les oreilles scrutant la pluie, elle n'était plus vraiment assise dans cette maison, son esprit était ailleurs.
Sous la couverture elle avait toujours froid et rien ne l'empêchait de frissonner de plus en plus. Ses cheveux étaient toujours mouillés et une perle d'eau se détacha d'une des mèches qui barrait son front. La gouttelette froide glissa lentement le long de son nez avant de se nicher au coin de son oeil gauche. Un e fois de plus elle ne pu s'empêcher de frissonner. Mais cette fois ci, au froid et à la tension provoquée par la présence de Lionel juste à côté d'elle s'ajoutait de la peur et du soulagement. L'esprit perdu elle venait de revivre intérieurement ce qui lui était arrivé durant la dernière demie-heure. Si dans la panique elle avait été plutôt résistante, maintenant qu'elle se trouvait plus ou moins à l'abri, son côté fragile reprenait le dessus.
La goutte de pluie qui s'était détachée de sa chevelure avait reprit son chemin, irrémédiablement attirée par la gravité et poursuivie par d'autres, plus salée. En cette soirée elle avait frôlé la mort par deux fois et en était parfaitement consciente. Elle l'avait déjà remarqué avant, mais désormais elle en soupesait les conséquences. Que serait devenue sa mère sans elle ? Qu'auraient fait ses amis ? Comment auraient-ils réagi ? Si elle était tombée dans l'East-River peut-être même n'aurait-elle jamais été retrouvée. Quelle perspective atroce que celle de ses proches dans le doute. Jamais ils n'auraient su si elle avait été encore vivante. Combien de temps auraient-ils encore pensé à elle ?
Elle avait froid et des tas d'idées macabres surgissaient dans son esprit. Heureusement elle était en vie et ces scénarios n'étaient que des possibilités passées. Malgré cela, elle ne pouvait s'empêcher de pleurer en silence. Elle ne pouvait s'empêcher de frissonner en silence. Jusque là elle avait encaissé, mais en cet instant, elle venait de craquer. Plus que jamais Camille ressemblait à une petite fille de six ans perdue dans le noir...
Tout près d'elle il y avait ce corps chaud mais elle l'avait oublié. Seule, elle se trouvait seule et prisonnière de son cauchemar éveillé. Prisonnière des évènements qui venaient de la bouleverser. Les larmes continuaient à couler et les frissons à se faire ressentir alors que peu à peu sa respiration se faisait irrégulière. Elle n'était désormais plus qu'une pauvre petite chose fragile et naïve.
Si naïve...
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Lun 8 Aoû - 15:14

S'il y avait une chose que Lionel détestait, c'était sans hésitation quand on lui coupait la parole. Le respect d'autrui est capital pour lui, du moins le respect de sa personne surtout, les autres à la limite... Le sorcier n'acceptait pas qu'on le tutoie, il détestait que l'on soit grossier en sa présence, il refusait qu'on le touche ou qu'on le prenne pour un ami (un tape sur l'épaule, par exemple), mais par dessus tout, mais vraiment par dessus tout ce qui pouvait être irrespectueux, il avait horreur que l'on parle en même temps que lui. Quand il faisait affaire à un groupe terroriste ou à des clients nombreux, il lui arrivait de couper un doigt à celui qui brusquait cette règle. Généralement, il s'agissait de sous-fifre, donc l'impact sur ceux qui payent est plutôt positif : ils savent à qui ils ont affaire, et généralement, ils achètent. Peut-être par peur de le vexer, ou de lui avoir fait perdre son temps... Quelle bande d'idiot. Il ne perdait jamais son temps en affaire, jamais, s'il ne pensait pas que cela lui rapporterait. S'ils n'achètent pas, tant pis, il y a toujours plusieurs clients pour la même commande.
Mais ici, la situation était différente. La jeune femme parlait de sa lecture future en prévision de sa rentré des classes. Une pièce antique, grecque, du nom de L'Orestie, écrite par Eschyle. Pièce assez symbolique dans le cadre de l'étude de la notion de justice, avec la distinction nette posée entre vengeance et punition. Un ouvrage tout à fait intéressant, et Lionel se serait fait un plaisir d'en discuter... Si la remarque n'était pas survenue au beau milieu de sa propre réponse. Certes, il s'était arrêté pour inspirer, mais tout laissait croire qu'il allait continuer. Revalant sa fierté, il poursuivit sa tirade sans soulever l'incident. Ses intentions n'étaient pas de vendre des armes, donc lui couper une oreille n'aurait pas été la bonne solution pour ce qu'il comptait faire. Cela mettrait Camille dans de mauvaises disposition, sans doute aucun. Mais le contrebandier ne pouvait pas se permettre, pour lui-même, de faire abstraction.
Une fois qu'il eu terminer ce qu'il avait à dire, il s'arrêta et chercha quelque chose à dire sur l'Orestie. Lionel se lança alors dans une explication de l'intérêt véritable de la pièce et de son sens, sans pour autant en dire trop à la jeune femme. Elle ne les avait pas encore lu, et Dieu sait que lire une pièce de théâtre tout en connaissant la fin était terriblement ennuyeux, même pour un amateur de théâtre. Il faisait donc très attention à ce qu'il disait, prenant finalement ce mensonge sur sa profession très au sérieux.

Au fur et à mesure qu'il parlait, il se rendait compte que Camille n'avait pas ouvert la bouche depuis plusieurs secondes, le laissant seul dans sa tirade. Lionel imaginait qu'elle avait compris que lui couper la parole n'était pas quelque chose qu'il appréciait vraiment, et qu'il valait mieux éviter ce genre de bévue. Du moins c'est ce qu'il aurait cru, ses au fur et à mesure qu'elle aurait dut se réchauffer, les frissons qui la secouaient devenaient de plus en plus marqués, et qu'il l'entendait renifler légèrement. Il eu un peu peur de ce qui pouvait se passer, et eu confirmation en tournant la tête pour observer la jeune femme : ses beaux bleu étaient noyés dans leurs larmes, et son regard s'était fixé en un point imaginaire qu'il ne voyait pas. Camille pleurait. Mince, c'était pas habituel, ça... Les femmes ne pleuraient jamais avec lui, enfin pas comme ça. C'était assez déroutant, mais il faut dire que le sorcier l'avait carrément cherché : il avait abattu un éclair et avait faillit la tuer. Même si le second était accidentel, le premier fait ne l'était pas, et il aurait surement put s'abstenir.
Lui qui avait l'habitude de jouer les durs, il allait cette fois ci devoir changer de méthode... La méthode douce, ce n'était pas son truc. Mais bon, sur ce coup là, il n'avait vraiment pas le choix ! Commençant par la traditionnel formule :
-Mais... Quelque chose ne va pas ?

... Il se rendit compte que cette question était débile. Évidemment que quelque chose n'allait pas, sinon Camille ne serait pas en larme à coté de lui. Elle avait frôler la mort deux fois en moins de 5 minutes, du moins c'est ce qu'elle pensait. Cela semblait logique, elle devait relâcher cette peur qu'elle avait accumulé. Il tenta de se rattraper en disant :
-Ne vous en faites pas. C'est fini, vous êtes à l'abri, maintenant.

D'un geste avisé, il attrapa la jeune femme par l'épaule et l'attira près de lui pour l'enlacer et la consoler. D'un air compatissant, il glissa un "Calmez-vous" dans son oreille et se tut, laissant la magie de l'instant fonctionner ou non. De toute manière, qu'aurait-il put faire d'autre ? Et puis, généralement, c'était ce que le sorcier avait l'habitude de faire, et cela n'avait jusque là jamais échoué.
Dehors, au fur et à mesure que le temps passait, la pluie se calmait. Lentement, mais surement. Alors qu'il imaginait que les larmes de Camille diminuaient en nombre, la pluie, à cette image, continuait sa lente progression vers d'autres contrées.



[Mon Dieu, que la fin est moche... Mais mes parents m'ont mis la pression, je vais chez le neurologue pour soigner mon cerveau.]

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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mer 10 Aoû - 17:50

Les larmes se succédaient les unes aux autres sur les joues de la jeune femme. Plus rien d'autre ne comptait que ces perles salées qui dégoulinaient, se mêlant aux restes de la pluie. Finalement elle n'était pas si seule que cela, il y avait toutes ces gouttes d'eau qui l'accompagnaient dans sa frayeur solitaire. Depuis combien de temps était-elle prostrée de cette manière ? Elle n'en avait aucune idée mais il lui semblait que cet enfer ne s'arrêterait jamais. Les images de sa chute vers l'East-River si menaçante et de la foudre s'abattant sur l'arbre sous lequel elle se trouvait alors qu'elle était projetée à terre lui revenaient sans cesse en tête. Le film se répétait sans qu'elle ne puisse l'arrêter. Où était ce fichu bouton pause ? Il y avait peu on avait faillit appuyer sur le bouton stop du film de sa vie mais désormais elle demandait uniquement que l'on appuie sur pause pour ses cauchemars éveillés.

-Mais... Quelque chose ne va pas ?

Non, elle n'était définitivement pas seule même pas uniquement avec ses pleurs. Il y avait aussi ce quasi inconnu visiblement pas très perspicace. Pourquoi pleurerait-elle si tout allait bien ? Enfin, il avait au moins remarqué qu'il y avait un problème et pour cela elle lui en était reconnaissante. Ce n'était pas grand chose vu qu'elle pleurait mais c'était déjà cela. Et le fait qu'il ait posé cette question, aussi maladroite qu'elle soit, montrait qu'il s'en souciait au moins un minimum. Rien ne l'aurait empêcher d'ignorer ses larmes et de faire comme si de rien n'était en attendant qu'elle ce calme, même s'il aurait risqué d'attendre longtemps.
Malgré sa détresse Camille tenta de répondre, de lui expliquer que non, elle n'allait pas bien, mais elle en fut incapable. Les mots qu'elle avait voulu prononcer s'étaient retrouvés coincés au fond de sa gorge, étranglés par des sanglots qui se faisaient de moins en moins discrets. Elle s'en voulait de ne rien pouvoir dire, de ne pas pouvoir en quelque sorte le rassurer. Mais c'était elle qui avait besoin d'être rassurée, elle qui avait besoin de réconfort.
Voyant qu'elle ne parviendrait pas à exprimer une quelconque réponse avec des syllabes compréhensibles, la jeune femme releva la tête et plongea son regard brouillé de larme dans les yeux parfaitement hypnotisants de son interlocuteur. Se pouvait-il qu'avec ce simple regard il comprenne ? Elle en doutait très sérieusement mais n'avait vraiment rien de mieux à proposer en cet instant. Et pourtant, les paroles qui suivirent semblaient laisser croire qu'il avait parfaitement saisi le sens de ces pleurs. Il lui assurait d'une voix que l'on aurait presque pu qualifier de tendre que tout était fini. Désormais elle était à l'abri. Certes elle était à l'abri mais rien n'était fini. Qu'est ce qui l'empêcherait de revivre indéfiniment ces instants infernaux ? Ses paroles étaient encourageantes mais pas suffisantes pour que la jeune étudiante se calme...
Mais à la parole, il avait joint les geste. D'un mouvement incroyablement doux il passa son bras autour des épaules de Camille et l'attira lentement vers lui. Centimètre après centimètre, la distance qui les séparait se réduisit jusqu'à disparaître. Elle était désormais collé à cet homme dont elle ignorait tout mais elle ne fit aucun geste pour s'échapper de cette étreinte. Son coeur battait bien plus vite que la normale mais elle avait l'esprit bien trop embrouiller pour s'en rendre compte. Son souffle lui était toujours aussi irrégulier mais il y avait cette chaleur apaisante. Cette chaleur qui provenait de cet être qui l'avait sauvé à deux reprises et qui la tenait désormais dans ses bras. Elle sentait cette présence mais surtout la ressentait.
Tout à coup un souffle vint chatouiller le lobe de son oreille et une voix suave et incroyablement compatissante vint s’infiltrer dans cette dernière.


- Calmez-vous.

Deux petits mots et pourtant emplis d'une telle force. Ces mots étaient comme une bouée de sauvetage à laquelle se raccrocher. Elle voulait s'y raccrocher mais surtout elle devait le faire. Elle prit donc ces deux si petits mots pour un ordre et se laissa faire. Peu à peu ses muscles se décontractèrent et elle laissa libre court à ses larmes. Les sanglots qu'elle avaient précédemment tenté de refouler sans vraiment y parvenir étaient maintenant étouffés par l'épaule de Lionel dans laquelle elle avait enfoui son visage.
Dans un premier temps elle sembla tout faire sauf se calmer mais laisser échapper toutes ses larmes qu'elle avait d'abord tenté de cacher en toute liberté lui faisait un bien fou. Au fur et à mesure que le temps s'égrainait, le poids de ses mauvais souvenirs semblait s’alléger. Comme si on avait enfin appuyé sur pause, ce fil ininterrompu d'images infernales semblait se brouiller pour finir par disparaître. Ce n'était pas encore le calme et l’apaisement complet dans l'esprit de la jeune femme mais c'était déjà nettement mieux qu'auparavant. Était-ce ces mots l'encourageant à se calmer ou simplement cette présence si près d'elle, tout contre elle, qui avait été l'origine de cet apaisement ? Peut-être était-ce les deux... Toujours était-il qu'elle allait beaucoup mieux que lorsqu'elle se pensait seule avec comme seul point d'accroche cette lumière au loin.
Sur le moment, elle aurait une fois de plus voulu remercier cet homme qui bien que n'étant pas un super-héros était réellement son sauveur en cette soirée. Mais elle était loin d'être sûre d'être déjà capable de prononcer quoi que ce soit alors elle n'en fit rien. Elle ne dit rien et ne bougea pas non plus. Le silence était désormais le maître des lieux, tout juste entrecoupé par les dernières gouttes de pluie tombant du ciel. La respiration de la jeune femme reprenait une allure normal pendant qu'elle-même se calmait.
Dans ces bras à la chaleur si apaisante Camille n'avait rien perdu de son apparence frêle et fragile mais elle paraissait plus sereine. Sa naïveté non plus n'avait pas été entachée par ce contact pourtant assez intime. Pour elle ce n'était que du réconfort, une volonté de la rassurer de la part de Lionel. Rien n'aurait pu la laisser imaginer quelles étaient les véritables intentions de cet homme semblant agir avec tellement de gentillesse.
Pauvre petite fille naïve, si naïve...
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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    Mer 31 Aoû - 13:45

C'était déjà un bon début. La présence même des bras de Lionel faisait que Camille commençait à se calmer. Petit à petit. Elle semblait fragile et tendre, comme un chaton à la naissance, totalement dépendant de sa mère, incapable de vivre sans cette présence réconfortante et vitale.
Son corps froid se réchauffait rapidement au contact de celui de Lionel. Celui-ci avait en effet un courant électrique constant dans le corps, qui faisait qu'il était chaud et parfois statique. Pratique les jours de pluie ou de gel, mais pas franchement les jours de forte chaleur. Il espérait surtout qu'elle ne se poserait pas de question quant à cette douce température qui émanait du corps de l'inconnu qui l'avait sauvé.
Lionel savait dès le début ce qu'il avait envie de faire. Mais il sentait que cette petite fille, fragile, et presque naïve, devait être capturée avec beaucoup de soin. Ici, ce n'était pas une de ces garces qui vous sautait dessus dès que vous montriez une once d'intérêt, non, ici l'acte final était bien plus mérité. Il y avait un vrai challenge, et le sorcier, très coureur, préférait le véritable challenge que le résultat lui-même, même si c'était déjà pas mal.

Il ne bougeait pas, ne parlait pas, il la laissait se calmer puis, dans un second temps, passerait aux choses sérieuses. Camille ne tremblait plus, reniflait moins, et ses larmes devaient d'atténuer, à l'image toujours de la pluie qui était à présent plus qu'un souvenir. Les nuages étaient toujours présents, le temps restait couvert, pourtant c'est avec certitude que Lionel disait qu'il n'allait plus pleuvoir. L'orage avait carrément vidé les nuages, il faut dire que la quantité d'électricité que Lionel y avait envoyer était très importante. Alors que des goutes tombaient des arbres, un coucou suisse sonna 22h, en face d'eux. Le sorcier s'en fichait, il avait toute la nuit. Mais ce n'était pas le cas de tout le monde...




[Pathétique T-T]

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MessageSujet: Re: Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]    

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Une drôle de rencontre alors que la nuit s'éveille [Lionel & libre]
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